Du 31 mars au 19 mai, le Théâtre de Liège propose Art et déchirure, musée itinérant qui s'installe provisoirement dans la Salle des pieds légers, visible les soirs de spectacle. Soit une sélection de la collection permanente du Musée d'art singulier Art et déchirure de Rouen, en France. La particularité de cette exposition est de rassembler les arts plastiques en lien avec la maladie mentale. Le propos n'...

Du 31 mars au 19 mai, le Théâtre de Liège propose Art et déchirure, musée itinérant qui s'installe provisoirement dans la Salle des pieds légers, visible les soirs de spectacle. Soit une sélection de la collection permanente du Musée d'art singulier Art et déchirure de Rouen, en France. La particularité de cette exposition est de rassembler les arts plastiques en lien avec la maladie mentale. Le propos n'est pas nouveau : dès 1945, le peintre-sculpteur français, Jean Dubuffet (1901-1985), collectionnera des oeuvres réalisées par des marginaux et déficients mentaux. Ces pièces le plus souvent fantasques et déroutantes, en dehors du marché classique de l'art, inspireront ce maître du contemporain dans ses propres créations et constitueront peu à peu la Collection de l'art brut, présentée depuis 1976 dans un musée de Lausanne qui fait référence. En Belgique, le pionnier de cet art différent est le Créahm (Créativité et handicap mental), centre créé en 1979 dont la section liégeoise a commencé à installer les productions en 1998 dans un Mad Musée sis au parc d'Avroy, aujourd'hui en pleine rénovation. Riche d'une réserve de plus de 2.500 pièces, l'institution, rebaptisée Trink Hall, rouvrira ses portes au printemps 2020. On patientera avec la proposition miroir du Théâtre de Liège, qui inclut également la projection d'une vidéo de L'Axe, création de danse par l'atelier Théâtre du Créahm, développée autour de la symbolique de l'arbre. Les deux danseurs, Luc Eyen et Alain Winand - l'un est porteur de handicap, l'autre pas - y donnent une dimension nouvelle à la gravité des corps. A noter qu'à Bruxelles, dans une petite maison de la rue Haute, le musée Art & Marges présente également des productions tout aussi singulières. Jusqu'au 9 juin, ses actuelles Rencontres intergalactiques assurent un délire coloré, ludique et évidemment cosmique. Elles sont signées Serge Delaunay et André Robillard, deux artistes fascinés par les " sujets du ciel " .