La législation linguistique est trop stricte. Nos universités et hautes écoles devraient pouvoir dispenser davantage de cours en anglais, et même uniquement dans cette langue pour les disciplines scientifiques. Dans l'univers ...

La législation linguistique est trop stricte. Nos universités et hautes écoles devraient pouvoir dispenser davantage de cours en anglais, et même uniquement dans cette langue pour les disciplines scientifiques. Dans l'univers digital, l'anglais est en effet la langue véhiculaire et nous devons être ouverts à ce monde, a plaidé Pieter Timmermans, patron de la FEB lors du discours académique de rentrée de l'Arteveldehogeschool à Gand. Cette législation empêche par ailleurs nos universités d'attirer des talents de l'étranger. " Lorsqu'un professeur sollicité découvre qu'après trois années d'enseignement en Flandre, il doit en outre maîtriser le néerlandais, il décroche. Le néerlandais en tant que langue d'enseignement constitue également un obstacle à la venue d'étudiants étrangers ", a encore expliqué Pieter Timmermans pour qui la guerre linguistique " appartient définitivement au passé ". Place donc au futur qui, à la KU Leuven, s'annonce " révolutionnaire " avec, dès 2022, une année académique redessinée, une première session à Noël, une seconde en juin et des vacances d'été complètes pour tous. GUILLAUME CAPRON