Un moment menacée, la domination des Etats-Unis est à nouveau de mise sur le circuit mondial. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un oeil sur les palmarès des 12 derniers tournois du Grand Chelem où l'on retrouve huit fois le nom d'un joueur américain. Et faut-il rappeler que les Etats-Unis ont, parallèlement, récupéré la Ryder Cup lors de la dernière édition disputée, en 2016, à Hazeltine ?
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Un moment menacée, la domination des Etats-Unis est à nouveau de mise sur le circuit mondial. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un oeil sur les palmarès des 12 derniers tournois du Grand Chelem où l'on retrouve huit fois le nom d'un joueur américain. Et faut-il rappeler que les Etats-Unis ont, parallèlement, récupéré la Ryder Cup lors de la dernière édition disputée, en 2016, à Hazeltine ? Avec le déclin de Tiger Woods, amorcé lors de ses déboires conjugaux en 2009, le golf américain avait pris un grand coup sur la tête. Certes, il conserva toujours le haut de l'affiche grâce à des champions du niveau de Phil Mickelson, Bubba Watson, Jason Dufner ou Keegan Bradley. Mais sa suprématie était clairement fragilisée. En 2010, 2012 et 2014, l'Europe s'imposa d'ailleurs systématiquement en Ryder Cup. Aujourd'hui, la nouvelle génération américaine est en train de reprendre nettement le pouvoir. C'est Jordan Spieth qui a amorcé la reconquête en remportant successivement, en 2015, le Masters d'Augusta et l'US Open. A l'époque, il n'avait que 21 ans. Cette année, le Texan a remis le couvert en s'adjugeant le British Open. Et Broeks Koepka (27 ans) et Justin Thomas (24 ans) ont gagné respectivement l'US Open et le PGA Championship. Si l'on sait que, dans le même temps, Dustin Johnson (33 ans à peine) occupe le trône de numéro un mondial et que des joueurs comme Rickie Fowler (28 ans), Patrick Reed (27 ans) ou Daniel Berger (24 ans) font aussi partie du Top 25 mondial, on mesure mieux l'actuelle force de frappe américaine sur les fairways ! Aux Etats-Unis, le golf est un sport national avec près de 30 millions de joueurs recensés. Certes, suite à la crise financière de 2008 et à la chute du " Tigre ", le nombre de licenciés a légèrement chuté. Certains clubs ont même fermé leurs portes. Mais l'Amérique a, de longue date, le swing dans la peau. Et Jordan Spieth et ses camarades sont en passe de remettre à la mode la danse sur les greens. Les audiences télévisées des grands tournois sont d'ailleurs reparties à la hausse, portées par les exploits de cette nouvelle génération nourrie au biberon du Tiger Woods. " Ce sont ses exploits qui m'ont donné envie de pratiquer ce sport, rappelle Justin Thomas. J'étais fasciné par ses coups et par sa puissance. " Voilà, en tout cas, les joueurs européens prévenus : ils devront être très forts pour remporter la Ryder Cup, dans un peu plus d'un an, au Golf National de Paris. D'autant que ces jeunes champions américains, fussent-ils adversaires sur le PGA Tour, semblent très soudés dans la vie. Jordan Spieth, Rickie Fowler et Justin Thomas ont récemment passé leurs vacances ensemble aux Bahamas. Impensable à l'époque où Tiger Woods et Phil Mickelson dictaient leur loi et se disaient à peine bonjour sur le tee numéro un ! Miguel Tasso