Sur le trottoir de la Fondation Cartier, boulevard Raspail à Paris, les visiteurs doivent s'armer de patience. Avec une moyenne de 1.000 visiteurs par jour, l'exposition Mali Twist consacrée au photographe malien Malick Sidibé, est l'un des grands succès de cette fin d'année. Comment s'en étonner ? L'engouement pour l'art africain contemporain n'a jamais été aussi fort. Partout, le continent noir attire les foules et suscite l'intérêt des institutions. Ce fut Bruxelles l'an passé avec les expositions Congo Art Works et Lagos, Dey your Lane au Bozar. Puis Londres et New York, il y a peu, pour la foire 1 : 54 Contemporary African Art Fair, laquelle se délocalisera en février 2018 à Marrakech. On pourrait continuer longtemps les pérégrinations et même pousser une pointe jusqu'au Cap, en Afrique du Sud, où il y a quelques semaines, a été inauguré le MoCAA, le plus grand musée d'art contemporain africain au monde. Mais pourquoi une telle effervescence ? " L'avenir est en Afrique car tout est à faire. Le futur du monde est là-bas. Pour l'art, c'est un peu pareil ", estime André Magnin, galeriste et curateur de l'exposition consacrée actuellement à Malick Sidibé à la Fondation Cartier.
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