Ces jours-ci, les festivals, même les plus imposants, ressemblent volontiers à des jeux de piste. C'est le cas du Kunstenfestivaldesarts qui non seulement prend ses quartiers habituels en mai - du 7 au 30 - mais s'offre aussi, pour la première fois, une semaine supplémentaire de diffusion...

Ces jours-ci, les festivals, même les plus imposants, ressemblent volontiers à des jeux de piste. C'est le cas du Kunstenfestivaldesarts qui non seulement prend ses quartiers habituels en mai - du 7 au 30 - mais s'offre aussi, pour la première fois, une semaine supplémentaire de diffusion, du 1er au 8 juillet. En configurations qui oscillent entre le vrai live et le streaming. Si l'on essaie de s'y retrouver, le site web est indispensable à visiter, d'autant que les choses bougent sans cesse, au gré des mesures anti-corona. Si on l'oublie la question des formats et des diffusions, les propositions 2021 semblent toujours dignes d'intérêt. Voire simplement excitantes, avec ou sans public live. Sans doute l'un des paris les plus difficiles pour une institution frondeuse qui a toujours privilégié le rapport artistes/audiences, au plus près de la chair des spectateurs. On peut, par exemple, checker la performance/installation de Sarah Vanhie à l'Institut Pacheco ou encore celle du Français voyageur Chassol qui dévoilera sa performance entre image et son online. Sans oublier un nom davantage grand public comme celui de l'écrivain Edouard Louis qui, sous la direction de Milo Rau, s'exprimera, en ligne ici aussi, depuis la scène du Varia. Logiquement, le festival rendra également hommage à Frie Leysen, initiatrice de l'événement, décédée en 2020. Pionnière et frondeuse internationaliste, le Kunsten lui doit beaucoup.