Voilà quelques saisons déjà que la maison moderniste du docteur De Beir accueille des oeuvres d'art. Construit en 1925 par l'architecte Huib Hoste, ce bâtiment aux formes rectilignes n'a pas été facilement accepté par les Knokkois, avec ses murs noirs troués de fenêtres peu orthodoxes, tranchant sur les villas blanches et cossues de la station ...

Voilà quelques saisons déjà que la maison moderniste du docteur De Beir accueille des oeuvres d'art. Construit en 1925 par l'architecte Huib Hoste, ce bâtiment aux formes rectilignes n'a pas été facilement accepté par les Knokkois, avec ses murs noirs troués de fenêtres peu orthodoxes, tranchant sur les villas blanches et cossues de la station balnéaire. Cet été, du 2 juillet au 28 août, le lieu accueille le projet Magellan - hommage au navigateur portugais - initiative commune à deux galeries d'art gantoises, Barbé Urbain et Atelier Ecru. On peut entre autres y voir des créations plastiques et de design signées Adelheid De Witte, Charlie De Voet, Linde Freya Tangelder, Katrien Doms, Pierre De Valck, Maria Scarpulla ou encore BRUT Collective. Mais l'indiscutable événement artistique knokkois du moment est l'exposition consacrée à Helmut Newton (1920-2004). Jusqu'au 25 septembre, l'immeuble récemment rénové de l'espace Ravelingen présente en effet Legacy, soit pas moins de 300 de ses photographies. De parents germano-américains juifs, Newton devient célèbre dans les années 1960, particulièrement par ses images de mode notamment destinées au magazine Vogue. Il y déploie des beautés distantes et des décors d'une extrême stylisation, mettant en scène des compositions où le fantasme se nourrit naturellement d'érotisme élégant. Une chimie particulière qui lui vaut de pouvoir tirer le portrait de multiples stars (ici, Jerry Hall en 1974), et un talent manifeste qui lui évite la plupart des pièges du porno-chic ou de la vulgarité commune. Patronnée par la Helmut Newton Foundation, cette expo knokkoise est la seconde escale d'un long périple mondial démarré à Berlin.