L'année démarre plutôt bien pour KBC (et CBC). Malgré la crise, le groupe de banque et d'assurance dirigé par Johan Thijs ( photo) termine le premier trimestre sur un résultat plus qu'encoura- geant. Entre début janvier et fin mars, il a en effet réussi à dégager un bénéfice net de 557 millions d'euros, dont 380 millions rien que sur le marché belge. ...

L'année démarre plutôt bien pour KBC (et CBC). Malgré la crise, le groupe de banque et d'assurance dirigé par Johan Thijs ( photo) termine le premier trimestre sur un résultat plus qu'encoura- geant. Entre début janvier et fin mars, il a en effet réussi à dégager un bénéfice net de 557 millions d'euros, dont 380 millions rien que sur le marché belge. On est loin du résultat négatif enregistré au cours de la même période un an plus tôt, lorsque KBC avait dû se résoudre à encaisser une perte de 5 millions à cause de la pandémie. Une pandémie qui, comme la souligné Johan Thijs lors de la présentation récente des résultats trimestriels du groupe, "continue de causer des bouleversements économiques sans précédent dans le monde entier", mais qui n'a donc pas empêché KBC de surpasser les attentes du marché en ce début d'année. Et ce, grâce d'abord à de bonnes performances opérationnelles (revenus d'intérêt et commissions en hausse), mais aussi à une reprise nette de provisions pour mauvais crédits de 76 millions d'euros (contre une charge de 121 millions au premier trimestre 2020). Soit une différence positive de quasiment 200 millions d'euros. Tout en restant très prudent et en attendant la fin des mesures de soutien aux entreprises, le bancassureur a en effet été capable d'effacer une partie des réductions de valeur prévues dans le cadre du scénario du pire qu'il envisageait dans la foulée du premier confinement. Motif? "A la faveur du déploiement à grande échelle des campagnes de vaccination au premier trimestre 2021, une lueur d'espoir commence à poindre au bout du tunnel", a souligné Johan Thijs. Ou pour le dire autrement: le ciel économique s'éclaircit.