A 38 ans, il a pris place sur le trône de numéro un mondial, au nez et à la barbe de tous les champions américains. A quelques jours de la Ryder Cup, certains y verront déjà un clin d'oeil au destin.
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A 38 ans, il a pris place sur le trône de numéro un mondial, au nez et à la barbe de tous les champions américains. A quelques jours de la Ryder Cup, certains y verront déjà un clin d'oeil au destin. Né en Afrique du Sud mais installé en Angleterre depuis tout gamin, Justin Rose s'est révélé à la planète golf à l'âge de 18 ans lorsqu'il termina à la quatrième place du British Open alors qu'il était encore amateur. Passé professionnel en 1998, il connut des débuts difficiles sur l'European Tour, loupant 21 cuts consécutivement. Sa victoire au Dunhill Championship en 2002 servit de déclic, à la fois dans sa tête et dans son swing. Depuis, le J.R. des greens s'est forgé un palmarès en béton armé avec 22 victoires sur les différents circuits, dont l'US Open en 2013 au Merion GC et le tournoi olympique en 2016 à Rio de Janeiro. Quelque part, sa promotion au sommet du ranking mondial était donc inscrite, en filigrane, sur sa carte de score ! " C'est un rêve qui se concrétise. Depuis tout gosse, je rêvais de cette consécration ", a confié le natif de Johannesburg, qui réside désormais tantôt à Londres, tantôt à Orlando. Depuis l'instauration du classement mondial en 1986, Justin Rose est seulement le quatrième joueur anglais à se hisser au rang de " number one " après Nick Faldo, Lee Westwood et Luke Donald. Il est aussi, d'ailleurs, le seul Anglais à avoir remporté un Major depuis la victoire de ce même Faldo au Masters de 1996. C'est dire si sa prise de pouvoir a défrayé la chronique de l'autre côté de la Manche. Au pays de Sa Gracieuse Majesté, Justin Rose est loin pourtant d'être aussi populaire et médiatique que Rory McIlroy. C'est lié, sans doute, à sa personnalité plus discrète et à son style de jeu moins spectaculaire. Là où le Nord-Irlandais catapulte des drives à plus de 320 mètres, l'Anglais est un peu moins puissant mais généralement bien plus régulier. Avec un peu plus de réussite, son C.V. serait d'ailleurs bien plus étoffé. Deuxième du British Open en 2018 et du Masters en 2015 et 2017, troisième du PGA Championship en 2012, il a collectionné les places d'honneur tout au long de sa carrière (15 Top 10 en dans les Grands Chelems), au point de se positionner parfois comme un " Poulidor du golf ". Avec sa nouvelle couronne sur la tête, Justin Rose sera évidemment, la semaine prochaine, l'une des grandes attractions de la Ryder Cup. L'homme est rôdé à l'exercice : ce sera sa cinquième participation. Ses statistiques personnelles sur l'événement sont d'ailleurs remarquables avec 11 victoires et 2 nuls en 19 matches. Mais il devra, cette fois, assumer un vrai statut de leader. On n'est pas numéro un mondial pour faire de la figuration !