Veni, vidi, vici ! Vainqueur à Dubaï du dernier tournoi de la saison sur le circuit européen, l'Espagnol Jon Rahm renverse décidément tout sur son passage. Agé de 23 ans à peine, le jeune champion basque est passé professionnel en juin 2016 (en même temps que Thomas Detry). Depuis, il collectionne les exploits à la fois sur les circuits américain et européen, au point de déjà intégrer le Top 5 mondial !
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Veni, vidi, vici ! Vainqueur à Dubaï du dernier tournoi de la saison sur le circuit européen, l'Espagnol Jon Rahm renverse décidément tout sur son passage. Agé de 23 ans à peine, le jeune champion basque est passé professionnel en juin 2016 (en même temps que Thomas Detry). Depuis, il collectionne les exploits à la fois sur les circuits américain et européen, au point de déjà intégrer le Top 5 mondial ! Passé par la filière universitaire américaine, l'Espagnol est un véritable phénomène. Fort de son physique de...Rahm-bo (1,88 m sous la toise, 100 kg sur la balance), il défie, bien sûr, les meilleurs frappeurs un driver au bout des doigts. Mais il ajoute à cet arsenal une remarquable technique et une grande précision dans le petit jeu. Avant de s'offrir le DP World Championship à Dubaï, Rahm avait déjà remporté, cette année, l'Open de San Diego (PGA Tour) et l'Open d'Irlande (European Tour). Comment s'étonner, dans ce contexte, qu'il ait été officiellement désigné comme " rookie " de l'année ? Le golf espagnol collectionne, de longue date, les champions d'exception. Severiano Ballesteros, bien sûr, mais aussi Jose-Maria Olazabal et Sergio Garcia ont écrit quelques grandes pages du golf mondial. Jon Rahm semble avoir hérité du meilleur de chacun. Il a le tempérament de torero de " Seve ", la précision chirurgicale de " Chema " et la force de frappe d'" El Nino ". Avec, en prime, une ambition parfumée d'un perfectionnisme de premier de la classe. A l'instar de notre Thomas Pieters, J.R. n'a qu'un objectif : devenir numéro un mondial. Et le plus vite possible. Sur les fairways, ses gestes d'humeur ne sont d'ailleurs pas toujours appréciés. Au moindre mauvais coup, il affiche haut et fort sa mauvaise humeur, comme s'il ne supportait pas de commettre la moindre erreur. Le jeune homme est pourtant bien élevé. Mais, à l'évidence, il accepte mal qu'un parcours lui résiste. C'est clairement dans la gestion de ses émotions qu'il peut le plus progresser. Pour le reste, le colosse de Barrika est lancé sur une voie royale. Avec les Américains Jordan Spieth, Justin Thomas, Brooks Koepka, il symbolise cette nouvelle génération qui fait feu de tout bois. A Dubaï, Jon Rahm a terminé le tournoi à 19 coups sous le par avec une moyenne de 280 mètres au drive. Comme à son habitude, il a attaqué les greens sur plusieurs par 4 et a fait preuve d'une grande régularité dans le petit jeu (1,6 putt par trou). Même l'Anglais Justin Rose, longtemps en tête, a fini par céder ! En vérité, nul ne connaît vraiment ses limites. L'an prochain, il s'est promis de remporter son premier tournoi du Grand Chelem. Et, bien sûr, de participer à sa première Ryder Cup au sein de l'équipe européenne. Il a déjà quasiment sa sélection en poche. MIGUEL TASSOC'est dans la gestion de ses émotions que Jon Rahm peut le plus progresser.