La série belge actuelle de fiction est un peu au stade de ce qu'était le pop rock national dans les années 1990-2000 : quelques fulgurances (dEUS), des promesses (Sharko, Girls In Hawaii) et beaucoup d'incertitudes sur le talent au-delà du royaume. Netflix diffuse donc de...

La série belge actuelle de fiction est un peu au stade de ce qu'était le pop rock national dans les années 1990-2000 : quelques fulgurances (dEUS), des promesses (Sharko, Girls In Hawaii) et beaucoup d'incertitudes sur le talent au-delà du royaume. Netflix diffuse donc des " feuilletons " - comme on disait - qui ont déjà été produits sur la RTBF ( La Trève) ou la VRT ( Undercover). Mais aujourd'hui, le robinet américain fait un peu de bruit chez nous en présentant la " première série belge produite pour Netflix ". Soit Into The Night, six épisodes d'un peu moins de 40 minutes, adaptation d'un roman polonais de science- fiction, The Old Axolotl, lui-même digéré par Jason George, scénariste américain . Une histoire de vol embarqué à Zaventem qui tente d'échapper à l'apocalypse, dans ce cas-ci, le soleil devenant menace mortelle pour l'humain. Seule solution proposée à bord : fuir vers l'ouest. Réalisée en langue française par les Flamands Dirk Verheye et Inti Calfat, cette série accroche dès le premier épisode, comme l'équivalent audiovisuel d'un page-turner (un livre qu'on ne lâche pas) sans pour autant complètement échapper à des dialogues plutôt moyens et, occasionnellement, un surjeu d'acteurs. L'excellente Pauline Etienne, en passagère du vol et pilote d'hélico qui se dévoue pour copiloter le gros avion, en faisant parfois un rien trop.