Chaque jour en Flandre, six hectares se couvrent de constructions diverses, avec à la clé, un éparpillement territorial de l'habitat que le gouvernement flamand tente d'endiguer en ramenant cette amputation quotidienne à trois hectares par an à partir de 2025 et à zéro hectare en 2040.
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Chaque jour en Flandre, six hectares se couvrent de constructions diverses, avec à la clé, un éparpillement territorial de l'habitat que le gouvernement flamand tente d'endiguer en ramenant cette amputation quotidienne à trois hectares par an à partir de 2025 et à zéro hectare en 2040. Pareil projet implique bien évidemment une révision des plans de secteur et la conversion de terrains à bâtir en terres agricoles ou en zones naturelles. Les propriétaires de terrains potentiellement déclassés ont vigoureusement exprimé leur colère. Ils seront indemnisés à hauteur du prix d'achat décaissé, vient de décider Joke Schauvliege, ministre flamande de l'Environnement. Cela coûtera quelques milliards d'euros mais nettement moins que si l'on ne fait rien, vient-elle de préciser en exhibant une étude réalisée par le bureau néerlandais Stec Groep, spécialisé dans l'analyse du marché immobilier et l'aménagement du territoire. Ne rien faire coûterait quelque 33 milliards en frais de déplacements, d'aménagements et d'entretien des infrastructures, etc. Selon les scénarios envisagés, les économies potentielles oscillent entre 2 et 12 milliards d'euros. Le scénario le plus rentable est celui dans lequel 90 % des terrains à bâtir actuellement " mal situés " - près de 20.000 ha - sont déclarés inconstructibles avec indemnisation de leurs propriétaires. Parmi les autres idées avancées par la ministre figure l'échange de terrains, ainsi que l'échange ou la cession de droits de construction - par exemple, un droit de construction à la campagne contre un étage en plus en milieu urbain.