La Liège musicale? Tradition jazz bien évidemment, mais aussi de sonorités contemporaines. Incarnées par le compositeur Henri Pousseur (1929-2009), directeur réformateur du conservatoire de la Ville et qui donne aujourd'hui son nom au centre, org...

La Liège musicale? Tradition jazz bien évidemment, mais aussi de sonorités contemporaines. Incarnées par le compositeur Henri Pousseur (1929-2009), directeur réformateur du conservatoire de la Ville et qui donne aujourd'hui son nom au centre, organisateur d'Images sonores. Le genre peut laisser quelques incompréhensions dodécaphoniques à l'auditeur sceptique mais ici, il propose cinq concerts au-delà des clichés. Il faut certainement tenter la soirée du 7 mai à l'église Saint-Antoine et Sainte-Catherine: s'y proposent une installation hybride de Sarah Wéry et une création de la Japonaise Malika Kishino alliant musique et danse. Entrée libre. Tout comme le lendemain au même endroit, où Sarah Wéry mène un parcours musical spatialisé en fin d'après-midi. Cohabitation d'instruments anciens et de dispositif électronique, de flûte à bec et d'accordéon. Sans oublier les cornemuses... Ensuite, le 12 mai au Théâtre de Liège, se prolonge l'Hommage à Garrett List (1943-2019), cet Américain d'avant-garde devenu liégeois pendant près de quatre décennies. OEuvre d'importance, son Music For Trees rassemble la poésie naturelle de ce formidable tromboniste, prof d'impro et compositeur.