Pour la majorité d'entre nous, le bel été 2018 est une véritable bénédiction. Pour les agriculteurs, c'est une autre paire de manches. La chaleur et le manque d'eau de ces dernières semaines ont un impact significatif sur les rendements des cultures. Certaines pertes vont être compensées par la hausse des prix attendue mais pas toutes...
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Pour la majorité d'entre nous, le bel été 2018 est une véritable bénédiction. Pour les agriculteurs, c'est une autre paire de manches. La chaleur et le manque d'eau de ces dernières semaines ont un impact significatif sur les rendements des cultures. Certaines pertes vont être compensées par la hausse des prix attendue mais pas toutes... Si les champs de maïs sont mal en point, la récolte de blé a, elle, chuté de près de 15 % en Belgique. Comme d'ailleurs dans toute l'Europe. Le prix de la tonne s'est donc envolé de 35 %. Il faudra voir son impact sur le prix du pain. La situation n'est pas plus réjouissante du côté des pommes de terre. Les hâtives, récoltées en juillet et août, sont deux fois moins nombreuses que d'habitude. Leur rareté ou leur petite taille inédite cause un souci aux fabricants de chips. Croky, deuxième producteur du pays qui fabrique un million de sachets par jour, vient d'annoncer une réduction drastique de sa production et une gamme réduite dans les prochaines semaines. Pour les pommes de terre à frites (85 % des débouchés), il est trop tôt pour se prononcer mais la situation des bintjes n'est pas plus réjouissante. Là aussi, les prix sont partis à la hausse. Les réserves de la récolte 2017 se sont ainsi vendues à 100 euros la tonne (20 à 30 euros d'habitude). Pour cette récolte-ci, vu la rareté, certains experts parlent d'un prix très largement au-dessus des 100 euros. Quant aux autres légumes, la situation est tout aussi préoccupante. La récolte des petits pois a accusé des baisses allant jusqu'à 50 %. Même chose pour les haricots dont la perte est estimée à 50 %. Les épinards et les choux de Bruxelles sont, eux, mal partis. Quant aux fruits, le secteur s'attend à une catastrophe pour les pommes et les poires que les arbres ont laissés tomber dans un réflexe de survie. Finalement, seule la viticulture se réjouit du bel été. Mais comme dit l'adage, rien n'est joué tant que le raisin n'est pas rentré dans le chai...