Il n'est pas fréquent que la culture s'installe sur un parcours de golf, mais la voilà invitée au Vieux-Genappe, en Brabant wallon. Dans un cadre naturellement pastoral mais indoor, ce mini-festival convie aussi une certaine idée de l'harmonie. Celle de la musique dé...

Il n'est pas fréquent que la culture s'installe sur un parcours de golf, mais la voilà invitée au Vieux-Genappe, en Brabant wallon. Dans un cadre naturellement pastoral mais indoor, ce mini-festival convie aussi une certaine idée de l'harmonie. Celle de la musique débute ce 8 novembre avec Tootstology, hommage rendu au géant belge de l'instrument à bouche par Antonio Serrano, musicien espagnol s'étant taillé une belle réputation en jazz et en classique. Deux jours plus tard, en fin de matinée, le jeu est confié à Daniel Petrica Ciobanu, pianiste roumain d'envergure internationale, se produisant de la Chine à Israël. A cette occasion, le virtuose propose d'interpréter des mélodies qualifiées d'"d'enchanteresses ". Il y aura forcément de cela le 29 novembre via le concert des Lettres à Bach proposé par Noa et Gil Dor. Ces deux amis de 30 ans ont choisi 12 pièces du fameux compositeur allemand pour les garnir de textes en anglais et hébreu : une façon de convier de façon contemporaine un puissant héritage. Ce projet marque aussi le retour de Noa (Achinoam Nini de son vrai nom), chanteuse révélée par l'album produit par le guitariste américain Pat Metheny en 1994. Un quart de siècle plus tard, l'inspiration, multiple, semble toujours vivace.