Vous présentez un festival rural de cinéma dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Qu'y proposez-vous ?
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Vous présentez un festival rural de cinéma dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Qu'y proposez-vous ? Essentiellement des documentai-res mais aussi de la fiction, des formats courts, moyens ou longs, de l'animation. Des films belges et internationaux autour de la ruralité avec des partenaires qui sont inté-ressés par le sujet : il y a beaucoup de mouvements en transition dans leurs régions qui les questionnent sur l'environnement, la santé, l'accès à la terre, l'habitat. C'est pour cela qu'on est passé, en quelques années, d'une douzaine à 23 localités impliquées : il existe aujourd'hui une dynamique rurale riche et positive. L'accès de la culture dans la ruralité est aussi un enjeu important : nous avons besoin de cinéma mais aussi de théâtre ou d'expos. Votre coup de coeur du festival ? " Ceres ", un documentaire signé par une réalisatrice flamande, Janet van den Brand : la découverte de l'agriculture via le regard d'en-fants, fils et filles de cultivateurs. Elle nous fait vivre leur quotidien et c'est poétique même si c'est éga-lement réaliste. Quand un gamin s'attache à un cochon, il doit aussi accepter qu'à un moment donné, l'animal parte à l'abattoir. Une histoire de transmission et de processus, qui sera projetée le jeudi 26 mars à Rochefort. Vous ne pensez pas faire une halte en ville, à Bruxelles ou Liège ? On nous pose souvent cette ques-tion, c'est à réfléchir. Mais on ne s'adresse pas uniquement aux ruraux : c'est aussi l'occasion de faire venir les Bruxellois, les Liégeois et les citadins dans nos zones rurales.