La 16e édition du Marni Jazz Festival, à Ixelles, met en lumière la guitare dont la présence en jazz n'a jamais été aussi manifeste depuis les années 1970. Parmi les 11 concerts programmés, trois présentent vraiment la crème de la nouvelle génération six cordes. Une cart...

La 16e édition du Marni Jazz Festival, à Ixelles, met en lumière la guitare dont la présence en jazz n'a jamais été aussi manifeste depuis les années 1970. Parmi les 11 concerts programmés, trois présentent vraiment la crème de la nouvelle génération six cordes. Une carte blanche est attribuée à Guillaume Vierset qui, outre le fait d'être le guitariste de Typh Barrow, mène ses propres projets, dont ce quatuor (avec le contrebassiste Anders Christensen, le claviériste Dorian Dumont et le batteur Jim Black) explorant un élégant folk-jazz romantisé (6 septembre). Autre Belge à suivre de près, Lorenzo Di Maio se produit en formule trio, à laquelle s'ajoute un quatuor de cordes pour un voyage intrépide en terres de jazz européen (13 septembre). Le lendemain, place à Kurt Rosenwinkel, sans nul doute la " vedette " de cette édition 2019. Né en 1970 à Philadelphie, ce brillant instrumentiste s'est déjà illustré en compagnie de Paul Motian, Brad Mehldau ou Joshua Redman tout en menant ses propres musiques intrépides. La caractéristique de ce virtuose américain installé à Berlin est de fréquemment doubler ses chorus à la guitare de sa propre voix. Pour un résultat qui, à l'instar de ses grands frères Pat Metheny ou John Scofield, renouvelle le langage du jazz contemporain.