L'aventure chocolatière se termine pour Jean Galler. A 63 ans, notre Manager de l'Année 1994 remet son tablier de responsable de la création et confie l'avenir de sa marque à la famille du cheik Ben Jassem Al Thani. L'investisseur qatari était entré au capital de l'entreprise belge en 2006 déjà et avait, au fil d...

L'aventure chocolatière se termine pour Jean Galler. A 63 ans, notre Manager de l'Année 1994 remet son tablier de responsable de la création et confie l'avenir de sa marque à la famille du cheik Ben Jassem Al Thani. L'investisseur qatari était entré au capital de l'entreprise belge en 2006 déjà et avait, au fil du temps, grignoté d'autres parts pour en devenir l'actionnaire majoritaire en mai dernier. Aujourd'hui, Jean Galler cède les 25 % qu'il lui restait encore et quitte définitivement sa chocolaterie fondée en 1976. Une page se tourne non seulement pour les 170 travailleurs de l'atelier basé en région liégeoise, mais surtout pour Jean Galler qui ne prend pas sa retraite pour autant. " Je suis heureux de ce qui a été fait et de ce qu'il reste à faire, commente le chocolatier qui a consacré 42 ans de sa vie à la marque Galler. Car j'ai plein de projets, à commencer par l'exploitation de mon vignoble que j'ai planté il y a neuf ans déjà et qui demande beaucoup d'énergie. " Il y a toutefois peu de chance que l'on retrouve Jean Galler à la barre d'une nouvelle entreprise chocolatière. Soumis à une clause de non concurrence, l'homme ne peut plus en effet exercer dans ce secteur d'activité mais il pourrait toutefois, après son vin Septem Triones, sortir d'autres lapins de son chapeau gastronomique dans les tout prochains mois. Quant à son ex-chocolaterie passée sous régime qatari, l'entrepreneur se dit plutôt confiant sur son avenir : " Galler est une pépite et il n'y a pas de raison que ça ne continue pas sans moi, conclut-il. Show must go on ! "