Lancée fin janvier 2020, Bye Bye Future ! a précocement fermé ses portes un mois et demi plus tard, pour cause de corona. Rouverte il y a quelques semaines, l'expo est maintenant prolongée jusqu'au 25 octobre. Et elle vaut incontestablement le coup d'oeil, proposant des plastiques, des époques et des modes d'expression extrêmement divers. On peut par exemple s'attarder devant un écran où parle Arthur C.Clarke (1917-200...

Lancée fin janvier 2020, Bye Bye Future ! a précocement fermé ses portes un mois et demi plus tard, pour cause de corona. Rouverte il y a quelques semaines, l'expo est maintenant prolongée jusqu'au 25 octobre. Et elle vaut incontestablement le coup d'oeil, proposant des plastiques, des époques et des modes d'expression extrêmement divers. On peut par exemple s'attarder devant un écran où parle Arthur C.Clarke (1917-2008), futurologue et brillant écrivain de science-fiction, auteur de 2001 : l'Odyssée de l'espace. Mais aussi s'attarder devant des manuscrits anciens, admirer les fresques fantastiques de Didier Graffet ou la minutie des incroyables céramiques de Fred Biesmans. Sans oublier les personnages rétrofuturistes de Stéphane Halleux. Du rapport au temps, il en est aussi grandement question dans l'expo Made in Belgium. Industriels belges en Egypte que Mariemont organise sur l'impressionnant lieu de Bois-du-Luc et de son musée de la mine, proche de La Louvière. L'objet : raconter comment les entreprises belges, alors parmi les plus inventives et performantes du monde, ont investi leurs connaissances et technologies pendant plus d'un siècle en Egypte, de 1830 à 1952. Là, au coeur de la mère du panarabisme, des sociétés telles que Baume et Marpent, la Compagnie Centrale de la Construction ou encore les Usines et Fonderies de Haine-Saint-Pierre vont amener la modernité dans cette partie du Moyen-Orient. Via la construction de routes et de ponts mais aussi en installant ce qui est, à l'époque, une spécialité belge, c'est-à-dire l'établissement de lignes de trams et de chemins de fer. Jusqu'à l'indépendance égyptienne de 1952, des centaines d'ingénieurs et d'architectes belges - évidemment supportés par la main-d'oeuvre locale - vont donner un autre visage socioéconomique au pays des pharaons. L'expo ne restitue pas seulement cette extraordinaire saga mais retient aussi que ces patrons, ingénieurs et concepteurs belges, fascinés par l'Egypte, en ont aussi ramené des reliques archéologiques, visibles à Bois-du-Luc.