Les statistiques sont formelles : entre 2009 et 2013, chaque annonce de diminution de subsides en matière de panneaux solaires a fait exploser le nombre de nouvelles installations. Et quelque part, c'est logique : chacun cherche en effet à tirer le maximum de son investissement. Ce qui l'est moins, c'est la manière dont certains ont tenté de le faire. Une installation de panneaux solaires ne peut en effet être mise en route qu'après avoir été agréée au niveau technique. Et c'est là que se multiplient les points d'interrogation, tant sont nombreux les agréments accordés dans les jours qui précèdent chaque réduction de subsides. Les gestionnaires de réseaux ont fini par s'étonner de la lenteur avec laquelle certaines installations, en principe techniquement en ordre, se sont mises à produire de l'électricité. Des délais jusqu'à six mois étaient quelquefois observés. De nombreuses installations certifiées comme étant opérationnelles ne l'étaient pas en réalité, mais avaient été déclarées telles pour pouvoir bénéficier de subsides plus élevés, ce qui avec le temps laisse de plantureux bénéfices. La fraude, en effet, s'annonce énorme. Infrax, qui n'est pourtant que le plus petit des gestionnaires de réseau en Flandre, cherche ainsi à récupérer 43 millions d'euros auprès de 350 propriétaires d'installations individuelles et de 32 propriétaires d'installations industrielles.