La France et l'Italie se disputent le contrôle des premiers chantiers navals d'Europe, ceux de STX Saint-Nazaire (2.700 salariés). A l'origine, l'entreprise était détenue par le sud-c...

La France et l'Italie se disputent le contrôle des premiers chantiers navals d'Europe, ceux de STX Saint-Nazaire (2.700 salariés). A l'origine, l'entreprise était détenue par le sud-coréen STX (66,7%) et l'Etat français (33,3%). Mais STX a fait faillite et ses parts dans STX France ont été revendues en avril. C'est le constructeur naval italien Fincantieri (19.200 salariés) qui en a repris 48 %, à côté du groupe de défense français DCNS (12 %) et de banques italiennes (6,7 %). Ce deal a été béni par l'ancien président François Hollande. Mais son successeur l'a remis en cause en ordonnant une nationalisation provisoire avec 100 % des parts, ce qui a choqué le gouvernement italien, qui contrôle la majorité de Fincantieri. Si Paris a osé une telle manoeuvre, c'est pour protéger un secteur jugé stratégique pour la France et... un carnet de commandes de 4,5 milliards d'euros. Par Jean-Christophe de Wasseige