L'information a été révélée la semaine dernière par nos collègues du Laatste Nieuws et du Morgen. En 2016 et 2017, les notaires belges ont signé un nombre record de transactions immobilières. Selon Bart Van Opstal, le porte-parole de la Fédération des notaires, il s'agirait d'environ 150.000 actes supplémentaires sur ces deux dernières années. Plus que l'envolée des prix (les honoraires d'un notaire sont dégressifs), cette forte augmentation des transactions immobilières a une influence très positive sur les finances des 1.172 études belges (1.546 notaires).

Selon une étude d'Intellifin, une start-up d'Hasselt, les notaires ont enregistré, en 2016, un bénéfice collectif de 15,32 millions d'euros. C'est une hausse de 42 % par rapport à 2015 (10,76 millions) et même de 76 % comparé à 2012 (8,71 millions). Cent quinze études (10 %) ont même un bénéfice qui dépasse les 500.000 euros. Elles se situent principalement dans la région d'Anvers et en Flandre-Occidentale. La plus grande étude se situe à Bruxelles (41 collaborateurs). C'est aussi celle qui, sans surprise, engendre le plus grand bénéfice. A l'inverse, 18 % des études avouent un bénéfice inférieur à 50.000 euros.

Ces différences marquées entre les études sont évidemment liées à leur localisation et au dynamisme de l'immobilier local. Ce lien au marché immobilier rend évidemment les notaires dépendants de la situation économique. Mais pas seulement. Selon Bart Van Opstal, tout ce contexte peut changer très vite. Ainsi, la modification annoncée des droits de succession par le gouvernement flamand a engendré de l'attente chez les particuliers, et donc un très net ralentissement des transactions immobilières en Flandre ces derniers mois. On parle d'une baisse de 8 % pour février et mars.