Il faut remonter au 17e siècle pour découvrir l'usage en langue anglaise de design, terme inspiré d'un mot d'ancien français, lui-même décliné du latin designare signifiant " marquer d'un signe, dessiner, indiquer ". On peut considérer que l'acception de l'actuelle locution date de 1849, lorsque le Britannique Henry Cole l'utilise pour titrer son Journal Of Design And Manufactures. Depuis lors, design ...

Il faut remonter au 17e siècle pour découvrir l'usage en langue anglaise de design, terme inspiré d'un mot d'ancien français, lui-même décliné du latin designare signifiant " marquer d'un signe, dessiner, indiquer ". On peut considérer que l'acception de l'actuelle locution date de 1849, lorsque le Britannique Henry Cole l'utilise pour titrer son Journal Of Design And Manufactures. Depuis lors, design est devenu un mot passe-partout, une véritable planète esthétique qui incarne, peu ou prou, l'idée d'une certaine modernité au gré des époques. Le programme bruxellois est d'abord composé d'expositions dans des lieux iconiques tels que la Maison Horta ou l'Adam museum près de l'Atomium. Mais pour la première fois, il incorpore aussi le Musée des Enfants à Ixelles. L'événement passe également par une route cartographiant les magasins d'objets vintage, qualificatif qui recouvre aujourd'hui une bonne partie de la production du 20e siècle. Belle idée également de mettre le focus de l'édition 2019 sur la céramique, devenue au fil du temps un terrain naturel de design où les frontières de l'audace visuelle et des matières semblent sans cesse repoussées. C'est toute l'ambition de la grande exposition présentée à l'espace Area 42, partagée entre la céramique d'art contemporain et celle davantage orientée vers les objets utilitaires. Une troisième section y rassemblera des oeuvres en édition limitée, patronnées par les Ateliers Jespers. Le Brussels Design September est aussi un terrain de réflexion sur les pratiques, les tendances et le marché du design, d'où la présence de Paola Navone, invitée d'honneur. Cette architecte née à Turin en 1950, couverte de récompenses internationales, appartient à une génération dont la production parfois pointue n'oublie pas d'être pragmatique et - relativement - abordable. Comme cette carafe d'eau en verre et en forme de poisson, que l'on peut trouver pour un peu plus de 20 euros dans certains grands magasins.