Même si près d'un Européen sur deux ne l'a jamais vu ou jamais utilisé après 17 années d'existence, le billet violet de 500 euros vit ses dernières heures. La Banque nationale de Belgique (BNB) ainsi que la majorité des autres banques centrales de la zone eu...

Même si près d'un Européen sur deux ne l'a jamais vu ou jamais utilisé après 17 années d'existence, le billet violet de 500 euros vit ses dernières heures. La Banque nationale de Belgique (BNB) ainsi que la majorité des autres banques centrales de la zone euro ont en effet arrêté d'imprimer la plus grosse coupure de la monnaie européenne. Motif de cet enterrement de première classe ? La fraude. Le billet mis en circulation en 2002 permet de transporter discrètement de gros montants et facilite donc la circulation d'argent sale par-delà les frontières : un sac rempli de 2.000 billets de 500 euros (un million d'euros) pèse en effet à peine 2,2 kilos contre 22 kilos et plusieurs valises, pour la même somme en billets de 50 euros. A cela s'ajoutent bien évidemment l'explosion des paiements électroniques (+ 40 % pour les paiements par carte en Belgique entre 2013 et 2017, selon la BCE) ainsi que les frais liés à l'utilisation de l'argent cash : environ 130 euros par an pour chaque Européen (sécurité, transport, traitement, etc.). Que ceux qui ont encore des billets de 500 euros sous leur matelas se rassurent toutefois, la suppression du billet ne signifie pas qu'il sera retiré du marché : ils pourront toujours l'utiliser comme moyen de paiement et l'échanger auprès de la BNB.