Née dans une " ville secrète " de Russie en 1977, la pianiste Irina Lankova a étudié à la prestigieuse école Gnessin de Moscou avant d'entreprendre des études au Conservatoire de Bruxelles sous la tutelle d'Evgeny Moguilevsky, premier prix du Concours Reine Elisa...

Née dans une " ville secrète " de Russie en 1977, la pianiste Irina Lankova a étudié à la prestigieuse école Gnessin de Moscou avant d'entreprendre des études au Conservatoire de Bruxelles sous la tutelle d'Evgeny Moguilevsky, premier prix du Concours Reine Elisabeth en 1964. Après une carrière menée depuis Londres, Irina Lankova poursuit sa vie en Belgique, dans le Brabant wallon, d'où elle pilote ce festival qui en est à sa seconde édition, sous la bénédiction symbolique de Max Van der linden (1922-1999), céramiste belge marqué par le sacré. Sans surprise, le festival installe certains de ses concerts dans l'église Saint-Martin de Tourinnes-la-Grosse. Notamment la soirée d'ouverture du 11 mars placée sous le Requiem de Gabriel Fauré et les chants grégoriens de The New Baroque Times Voices. De taille intime (une demi-douzaine d'événements), le festival prône aussi le recueillement, que ce soit dans un concert-méditation de flûte japonaise le 19 mars à 5 h du matin ou la performance d'Irina Lankova, la veille, dans Lettre à Brahms. Pour l'occasion, la talentueuse pianiste russe, désormais de nationalité belge, jouera le Quatuor op. 25 du compositeur allemand, accompagnée d'un trio violon, alto et violoncelle. Du 11 au 25 mars en Brabant wallon, www.festivalmaxvanderlinden.com Par Philippe Cornet