Faute de rentabilité suffisante, la compagnie aérienne VLM a réduit ses liaisons à partir de Deurne de neuf à deux. Seules Zurich et Londres sont encore reliées à la métropole anversoise. La compagnie cherche désormais à développer une activité de charter pour compte de tiers. Le président du ...

Faute de rentabilité suffisante, la compagnie aérienne VLM a réduit ses liaisons à partir de Deurne de neuf à deux. Seules Zurich et Londres sont encore reliées à la métropole anversoise. La compagnie cherche désormais à développer une activité de charter pour compte de tiers. Le président du sp.a anversois, Tom Meeuws, soutenu par les écologistes, y voit une occasion de fermer l'aéroport. " Maintenir un aéroport pour des vols touristiques est un luxe difficilement justifiable alors qu'il existe un aéroport national à 40 km ", explique-t-il. Sur les 180 ha qui seraient ainsi libérés, le sp.a aimerait aménager à l'horizon 2030 des écoles, de l'habitat et des zones récréatives. L'actuelle partie industrielle resterait affectée à des activités économiques. A l'appui de sa proposition, l'élu anversois invoque une menace européenne. En 2013, la Flandre a conclu avec le groupe français Egis un partenariat privé-public sur lequel l'Europe doit encore se prononcer. Egis assure au quotidien l'exploitation d'un aéroport dont la Flandre assume le développement. L'Europe pourrait y voir une aide publique prohibée. Avec 4,9 millions de subsides et autres montants compensatoires pour un chiffre d'affaires de 3,7 millions, la question mérite en effet d'être posée. Emmené par le secrétaire d'Etat et tête de liste Philippe De Backer, l'Open Vld a toutefois déjà marqué son opposition et voit dans une collaboration avec Thalys un moyen de rentabiliser l'aéroport.