Zénon d'Alexandrie comparait autrefois les beaux parleurs à la monnaie de sa ville : belle mais pleine d'alliage. Depuis, pas grand-chose n'a changé. Le fossé entre faire et dire reste béant, comme vient une nouvelle fois de le constater le député Johan Daenen (Groen) après a...

Zénon d'Alexandrie comparait autrefois les beaux parleurs à la monnaie de sa ville : belle mais pleine d'alliage. Depuis, pas grand-chose n'a changé. Le fossé entre faire et dire reste béant, comme vient une nouvelle fois de le constater le député Johan Daenen (Groen) après avoir demandé à chaque ministre quels efforts son département avait accomplis en matière d'énergie durable. Les résultats, en effet, sont édifiants. Aucun des 13 centres sportifs que gère la Flandre n'a fait l'objet du moindre investissement en ce domaine. Deux pour cent à peine des 150.000 logements de Flandre sont pourvus d'une pompe à chaleur, d'un chauffe-eau ou de de panneaux solaires. Sur les 177 bâtiments que possède l'administration flamande, seuls deux ont été équipés de panneaux solaires au cours des deux dernières années. Pour les écoles, le pourcentage grimpe à 14 % mais 36 % d'entre elles ne connaissent toujours pas le double vitrage. Comment expliquer cette inertie publique, en opposition complète avec les exhortations régulièrement lancées en direction du citoyen en matière d'énergies renouvelables ? Confrontés à la réalité des chiffres, les ministres invoquent tous la même excuse : " installer des panneaux solaires sur les toits d'immeubles qui laissent fuir l'énergie par les portes et les fenêtres n'a guère de sens " plaide, par exemple, la vice-Première Liesbeth Homans.