"La force d'Eurantica, c'est son éclectisme, la modernité et puis, l'objet rare que l'on peut y trouver, le tableau intéressant, la découverte, explique Luc Darte, exhibition manager de l'événement voyageur. Nous voulons dépoussiérer l'idée de salon et sortir des canevas traditionnels où l'on va de stand en stand. Nous avons essayé de créer de nouveaux espaces qui offrent du rêve aux ...

"La force d'Eurantica, c'est son éclectisme, la modernité et puis, l'objet rare que l'on peut y trouver, le tableau intéressant, la découverte, explique Luc Darte, exhibition manager de l'événement voyageur. Nous voulons dépoussiérer l'idée de salon et sortir des canevas traditionnels où l'on va de stand en stand. Nous avons essayé de créer de nouveaux espaces qui offrent du rêve aux visiteurs. " Voilà pour l'intention d'une foire qui mêle volontiers époques, genres et offres artistiques, avec la préoccupation d'être aussi un instrument de décoration intérieure. A l'origine, il y a près de quatre décennies, ce salon d'antiquités fait les beaux jours namurois sous le titre Antica, mais bouge ultérieurement, notamment à Bruxelles. En 2015 et 2016, après une autre édition au Heysel, il migre au Nekkerhal de Malines, caverne de 15.000 m2 peu propice à la convivialité. Et décentré par rapport à la vocation européenne de la foire, cette année de retour pendant cinq jours au Heysel. Plus précisément au Palais 1, ouvert en 1993, moins historique que les bâtiments frères construits face à l'Atomium selon les préceptes Art déco pour l'Exposition universelle de 1935. Eurantica 2018 propose les collections de 90 galeristes et antiquaires, autour d'un thème central, Paris-Bruxelles. Parmi les exposants de belle réputation : l'Anversois Beukelaer-Nordin Fine Arts (19e et début 20e siècles), le Bruxellois Jean Nelis (peinture belge 1870-1970), Frederik Muller de Saint-Nicolas proposant ses sculptures médiévales et un petit contingent d'étrangers comme la Galerie Barrez, des Parisiens spécialistes en peinture ancienne. Reste à savoir maintenant si le public suivra cette énième foire d'art sur le sol bruxellois : dans sa version namuroise de novembre 2017, (Eur)Antica a attiré 27.000 personnes, ce qui la laisse quand même assez loin de la fréquentation de la Brafa.