Etihad, la plus petite des trois compagnies aériennes du golfe, traverse une période mouvementée dans une histoire jusqu'ici flamboyante (elle est passée de 1 à 14 millions de passagers transportés en 10 ans). En effet, elle a voulu cro...

Etihad, la plus petite des trois compagnies aériennes du golfe, traverse une période mouvementée dans une histoire jusqu'ici flamboyante (elle est passée de 1 à 14 millions de passagers transportés en 10 ans). En effet, elle a voulu croître à marche forcée pour rattraper ses deux aînées, Emirates et Qatar Airways. Elle a donc dépensé sans compter pour s'offrir des avions neufs et pour multiplier les participations dans des compagnies européennes. Ce dernier moyen était commode pour acquérir des créneaux horaires dans les aéroports et investir l'Europe. Cependant, certains de ses choix se sont révélés catastrophiques. Exemple : Alitalia, dont elle possède 49 %. La compagnie italienne continue d'être un puits sans fond. L'émirat d'Abou Dhabi s'est finalement lassé de cette stratégie de croissance dispendieuse, surtout à l'heure où le baril de pétrole reste calé autour des 50 dollars et ampute ses recettes. Résultat ? Le CEO australien James Hogan vient d'être débarqué en compagnie de son CFO (directeur financier). Etihad pourrait aussi annoncer des licenciements prochainement, selon la presse anglo-saxonne. Jusqu'à 10 % des effectifs. Par Jean-Christophe de Wasseige