"Pas question de multiplier les casquettes, martèle le Namurois. Quand on choisit d'endosser des responsabilités, il faut s'engager à fond. Ce qui implique de faire des choix et d'abandonner des fonctions qui seraient source de conflits d'intérêts. " Cette ligne de conduite, Nicolas Watillon l'a adoptée bien avant les remous de l'affaire Publifin. Lorsqu'il s'est présenté aux élections de l'Institut professionnel des agents immobiliers (IPI) - le gendarme de la profession -, il s'était engagé à lâcher les rênes de Federia, l'association des professionnels de l'immobilier à Bruxelles et en Wallonie, " son bébé ", s'il était appelé à une fon...

"Pas question de multiplier les casquettes, martèle le Namurois. Quand on choisit d'endosser des responsabilités, il faut s'engager à fond. Ce qui implique de faire des choix et d'abandonner des fonctions qui seraient source de conflits d'intérêts. " Cette ligne de conduite, Nicolas Watillon l'a adoptée bien avant les remous de l'affaire Publifin. Lorsqu'il s'est présenté aux élections de l'Institut professionnel des agents immobiliers (IPI) - le gendarme de la profession -, il s'était engagé à lâcher les rênes de Federia, l'association des professionnels de l'immobilier à Bruxelles et en Wallonie, " son bébé ", s'il était appelé à une fonction dirigeante. Chose dite, chose faite ! Mais pourquoi quitter un poste de président pour une fonction de premier vice-président ? Car, pour cette législature, la plus haute fonction est cette fois revenue à un néerlandophone, l'IPI ayant adopté le principe de présidence tournante. " Ce nouvel engagement est tout simplement complémentaire à ce que j'ai fait jusqu'à présent, répond l'intéressé. C'est une nouvelle expérience que je voulais vivre. " Nicolas Watillon entend donc poursuivre la mission qu'il s'est fixée, il y a des années de cela, en s'impliquant dans diverses associations professionnelles (d'abord au sein de la CIB Namur, ensuite de la CIB Wallonie-Bruxelles, puis de Federimmo, devenue Federia il y a trois ans). " Via l'IPI, l'organisme en charge de l'accès à la profession d'agent immobilier et du respect du code de déontologie, je continue à défendre et oeuvrer à l'intérêt de la profession mais sous un angle différent, à savoir celui du chien de garde. " En aidant, par exemple, à mettre un terme aux activités de ceux qui ne respectent pas l'éthique propre à la profession ou en écartant du marché ceux qui exercent sans agréation - illégalement donc - la profession d'agent immobilier. Ironie de la vie, Nicolas Watillon fait preuve d'une implication à toute épreuve pour une profession à laquelle il ne se destinait pourtant pas. Car, bardé de diplômes (en marketing, en marketing international, en sciences politiques et sociales et en relations internationales), le Namurois ne s'est investi dans l'immobilier qu'un peu par hasard. " Même si je suis issu d'une famille notariale depuis trois générations et que j'ai donc baigné d'une certaine façon dans l'immobilier, je ne me destinais pas à ce domaine, confie-t-il. Il se fait qu'au sortir des études, un ami m'a proposé un job dans son agence située à Gembloux, laquelle développait notamment des projets immobiliers pour le compte de tiers. " Nicolas Watillon s'est ainsi forgé une forte expertise en urbanisme et aménagement du territoire avant de lancer en 2009 sa propre agence, Proxigest immobilier, située à Bouge (Namur). Son activité est principalement axée sur le conseil immobilier, la régularisation des infractions urbanistiques et le développement de projets. Le nouveau premier vice- président a par ailleurs aussi créé sa société d'investissement via laquelle il développe ses propres projets. " Rien de mieux que de faire soi-même ses propres armes pour mieux conseiller ", souffle-t-il. ANNE-SOPHIE CHEVALIER" Quand on choisit d'endosser des responsabilités, il faut s'engager à fond. "