Al'instar du bon vin, Lee Westwood se bonifie avec l'âge ! A 46 ans, le champion anglais vient de gagner, lors de l'Abu Dhabi Championship, le 25e tournoi de sa carrière sur l'European Tour. Un peu comme si le temps n'avait aucune emprise sur son swing !
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Al'instar du bon vin, Lee Westwood se bonifie avec l'âge ! A 46 ans, le champion anglais vient de gagner, lors de l'Abu Dhabi Championship, le 25e tournoi de sa carrière sur l'European Tour. Un peu comme si le temps n'avait aucune emprise sur son swing ! Passé professionnel en 1993, " Westy " a signé une carrière exceptionnelle, participant à 10 éditions de la Ryder Cup avec l'équipe européenne. Grâce à ce dernier succès aux Emirats arabes unis, il devient désormais le premier champion moderne à remporter des titres sur quatre décennies. " Je ne me souvenais pas j'étais si vieux ", ironisait-il lorsqu'on lui rappela cette statistique. En vérité, Lee Westwood occupe une place à part sur la planète golf. Solidement installé au sein de l'élite européenne depuis son premier sacre en 1996 (au Masters de Scandinavie), il a même occupé le trône de numéro un mondial en 2010. Mais, bizarrement, à l'instar de l'Ecossais Colin Montgomerie ou de son compatriote Luke Donald, il n'a jamais réussi à s'adjuger un tournoi du Grand Chelem. Une véritable malédiction. Deuxième du Masters d'Augusta en 2010 et 2016, deuxième du British Open en 2010, troisième de l'US Open en 2008 et 2011 et troisième du PGA Championship en 2009, il a plusieurs fois frôlé la victoire. Mais la pièce n'est jamais tombée de son côté. " C'est frustrant, bien sûr. Mais cela fait partie du golf et il faut l'accepter ", confie-t-il, le verbe teinté de philosophie. Et puis, il n'a peut-être pas dit son dernier mot ! On se souvient que Jack Nicklaus avait remporté son dernier Major à 46 ans, lors du Masters de 1976. Alors pourquoi Westwood n'aurait-il pas le droit de rêver ? De son propre aveu, il vit une deuxième jeunesse et n'a jamais aussi bien touché la balle. A Abou Dhabi, la semaine dernière, il a offert un véritable récital, terminant ses quatre tours à 19 sous le par (quatre cartes sous les 70) et en totale maîtrise technique et tactique. En 2018, il avait déjà défrayé toutes les chroniques en gagnant le Nedbank Championship, en Afrique du Sud. On pensait qu'il s'agissait de son dernier grand titre. Pas du tout ! Le revoilà, plus que jamais, sous les feux de la rampe. De retour dans le top 50 mondial, il aura accès, dans les prochains mois, à toutes les grandes compétitions. Certains l'imaginent même sélectionné pour la prochaine Ryder Cup. " Ce n'est vraiment pas d'actualité. J'ai regardé la dernière édition à la télé et j'étais très heureux ", sourit-il. Pour l'heure, " Westy " veut juste savourer le moment. Ses prochains tournois dégageront, quelque part, un parfum de tour d'honneur. Et plus si affinités ! Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu'il fera tout pour briller, en juillet prochain, lors du British Open qui se déroulera à Sandwich, sur le links du Royal St.George's. Le dernier joueur anglais à avoir soulevé la " Claret Jug " est un certain Nick Faldo. C'était en 1992, il y a une éternité. Et si Lee Westwood mettait fin au signe indien ?