L'une des images télévisées les plus fameuses de l'histoire de la musique classique est celle d'un monsieur fortement penché sur son "grand piano" exécutant les notes célestes des Variations Goldberg que Jean-Sébastien composa une dizaine d'années avant sa mort. Cet homme, c'est le Canadien surdoué Glenn Gould (1932-1982) qui par son ...

L'une des images télévisées les plus fameuses de l'histoire de la musique classique est celle d'un monsieur fortement penché sur son "grand piano" exécutant les notes célestes des Variations Goldberg que Jean-Sébastien composa une dizaine d'années avant sa mort. Cet homme, c'est le Canadien surdoué Glenn Gould (1932-1982) qui par son extraordinaire virtuosité mais aussi sa façon unique de chantonner les notes jouées, portant l'art du contrepoint et de la fugue à son zénith, a largement contribué à la célébrité de cette oeuvre incomparable. Aujourd'hui, le Bach Heritage Festival 2022 propose à plusieurs musiciens de se réapproprier à leur tour cette partition. Ainsi le Français Jean Rondeau, qui ramènera Les Variations à l'instrument pour lequel il avait été composé à l'origine: le clavecin. Ainsi le chorégraphe Michiel Vandevelde et Platform K, une compagnie gantoise qui réunit des danseurs avec ou sans handicap. Honorant cette musique vieille de près de trois siècles, la plateforme Bozar Next Generation présentera, elle, Mathias Ferré et Mathieu Valfré, respectivement gambiste et claveciniste, dans deux sonates et une suite de Bach, plus une pièce signée par le fils de ce dernier, Carl Philipp Emanuel. Et puis Bozar ne serait pas tout à fait l'institution dépoussiérée qu'il incarne depuis deux décennies s'il ne sortait pas des sentiers battus. Par exemple avec la Bach Kliniek qui s'annonce comme un concert en tête-à-tête entre une formation à cinq instruments - orgue, violon, accordéon, piano, violoncelle - et le spectateur dans une salle privatisée. Une chance unique d'être intimement plongé dans l'oeuvre du maître.