Alors que les grosses turbines à la Werchter/Tomorrowland continuent à faire grimper les prix, quitte à titiller le point de rupture, une nouvelle génération de festivals gratuits s'impose. Pas seulement du fait de l'...

Alors que les grosses turbines à la Werchter/Tomorrowland continuent à faire grimper les prix, quitte à titiller le point de rupture, une nouvelle génération de festivals gratuits s'impose. Pas seulement du fait de l'entrée libre mais aussi via une qualité artistique certaine, même si les noms proposés évitent forcément l'hyper-vedettariat. C'est le cas de ces " Sons forestois " qui, pour la troisième fois, se déploient dans le beau parc de Forest. La ligne éditoriale, strictement familiale, propose des ateliers, du cirque, des apparitions de DJ mais aussi - pièce de résistance - des musiques actuelles plutôt métissées. Parmi elles, le " nouveau son " d'Istanbul propagé par Gaye Su Akyol, jeune chanteuse née en 1985, liant la pop psychédélisante aux rythmes turcophones. Moins connus mais tout aussi intrigants, la thaï psych funk party de Yin Yin, les sons brésiliens des Belges de Saudade, le blues touareg de Kel Assouf et ce collectif bruxellois transversal et virtuose qu'est Yôkaï. De quoi assouvir pas mal de curiosités.