Pour remplacer les 6 gigawatts (GW) de production des centrales nucléaires, le gouvernement a décidé de mettre aux enchères des capacités de production subsidiées appelées "CRM" (mécanisme de rémunération de capacité), d'un total de 7,3 GW. Ce paquet contiendra 2,3 GW de nouvelles capacités, le solde étant partagé entre des capacités de stockage et des outils permettant d'améliorer l...

Pour remplacer les 6 gigawatts (GW) de production des centrales nucléaires, le gouvernement a décidé de mettre aux enchères des capacités de production subsidiées appelées "CRM" (mécanisme de rémunération de capacité), d'un total de 7,3 GW. Ce paquet contiendra 2,3 GW de nouvelles capacités, le solde étant partagé entre des capacités de stockage et des outils permettant d'améliorer la gestion de la demande et des capacités déjà existantes. Le premier tour des enchères (il devrait y en avoir un autre d'ici 2025, date estimée pour la sortie définitive du nucléaire) vient de se terminer et a permis d'adjuger 4,4 GW, dont 1,6 GW de nouvelles capacités. Sur ce point, c'est le groupe français Engie, celui-là même qui exploite aujourd'hui les centrales nucléaires, qui est le grand vainqueur. Il va pouvoir construire deux nouvelles centrales au gaz, chacune d'une capacité de 800 mégawatts (MW), l'une à Vilvorde, l'autre à Les Awirs, près de Liège. Parmi les autres candidats figuraient notamment RWE et Luminus. Bonne nouvelle: le coût du mécanisme ne semble pas déraper. Il s'élève à 141 millions d'euros à l'issue de ce premier tour. Certes, il faudra encore une seconde enchère pour compléter le processus, mais on devrait rester dans les clous des estimations qui tablaient sur un total de 240 à 250 millions d'euros. Toutefois, comme rien n'est simple dans ce dossier, si la centrale des Awirs a reçu son permis, le Brabant flamand a refusé de l'octroyer pour la centrale de Vilvorde. La ministre régionale flamande de l'énergie Zuhal Demir aura le dernier mot. Mais ce n'est pas gagné puisqu'elle vient de rejeter la demande de permis de bâtir d'une centrale RWE à Dilsen-Stokkem et d'une autre à Tessenderlo. Si Vilvorde ne reçoit pas de permis, ce sera à Engie de proposer une solution de remplacement.