Entre les concepts healthy, vegan, veggie, gluten free et autres places to be qui fleurissent un peu partout à Bruxelles, qu'il est rafraîchissant d'aller simplement au restaurant. Repris il y a quelques semaines par Tom et Sylvie, un couple de Mouscron ayant pas mal roulé sa bosse en France, Les Petits Bouchons, dans le bas de la chaussée d'Alsemberg, est déjà la cantine préférée de quelques Français de Bruxelles. Il faut dire que l'on retrouve ici l'ambiance d'un vrai bistrot parisien, avec le menu du jour au tableau et une belle déco à l'an...

Entre les concepts healthy, vegan, veggie, gluten free et autres places to be qui fleurissent un peu partout à Bruxelles, qu'il est rafraîchissant d'aller simplement au restaurant. Repris il y a quelques semaines par Tom et Sylvie, un couple de Mouscron ayant pas mal roulé sa bosse en France, Les Petits Bouchons, dans le bas de la chaussée d'Alsemberg, est déjà la cantine préférée de quelques Français de Bruxelles. Il faut dire que l'on retrouve ici l'ambiance d'un vrai bistrot parisien, avec le menu du jour au tableau et une belle déco à l'ancienne qui invite à venir boire un coup. Quand on pousse la porte, difficile de ne pas penser au génial Baratin de l'Argentine Raquel Carena, papesse de la bistronomie parisienne. Rien d'étonnant ! C'est l'une des références de Thomas Algoet qui, avant de poser ses couteaux à Bruxelles au Café des spores ou aux Brigittines, a notamment bossé à Rennes à L'arsouille de Christophe Gauchet, passé justement par Le Baratin. Autant dire qu'on fait ici très attention à proposer de bons petits vins de caractère pas trop chers. " On va prendre trois semaines cet été pour s'approvisionner en direct auprès de vignerons, histoire de pouvoir proposer des petits canons à 3,50 ou 4 euros à boire au comptoir avec des rillettes ", confie le patron. Les produits sont également choisis : pain de chez Hopla Geiss, baguette de chez Matinal, fromages de La Fruitière, beurre fermier du Pas-de-Calais... Tandis que le chef bosse ! Il prépare ses rillettes, une terrine à la Cantillon ou encore un beau carpaccio de langue de veau aux câpres (10,50 euros). Il fait même sa propre saucisse, à base d'araignée de cochon (16,50 euros). Une vraie tuerie proposée tout simplement avec de la purée, des petits pois et des carottes. Très parisiennes aussi ces palourdes juste ouvertes au citron confit, coriandre et graines de sarrasin (14,50 euros). Même si on leur préfère la formidable cervelle de veau (14,50 euros).Parfaitement nettoyée, fondante, celle-ci est relevée d'un beurre blanc citronné aux salicornes. Ça, c'est de la cuisine de bistrot ! Tandis que les dernières asperges vertes belges étaient présentées sobrement, avec un peu de pata negra et de vieux parmesan (13,50 euros). Soyons honnêtes, tout n'est pas parfait aux Petits Bouchons. Par exemple la crème brûlée à la verveine (7 euros), qui manquait un poil de gourmandise et de craquant. Mais on s'en fiche ! L'ambiance bistrot est au rendez-vous, les vins nature sont au diapason et l'addition toute douce.