Ce n'est pas une surprise. Impressionnant depuis plusieurs mois, Dustin Johnson s'est confortablement installé sur le trône de numéro un mondial, où il a pris la place de Jason Day. A 32 ans, l'Américain, qui collectionne les victoires, n'a jamais semblé aussi fort et nombre de spécialistes le voient déjà régner sur la planète golf pour une durée indéterminée.
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Ce n'est pas une surprise. Impressionnant depuis plusieurs mois, Dustin Johnson s'est confortablement installé sur le trône de numéro un mondial, où il a pris la place de Jason Day. A 32 ans, l'Américain, qui collectionne les victoires, n'a jamais semblé aussi fort et nombre de spécialistes le voient déjà régner sur la planète golf pour une durée indéterminée. Longtemps, D.J. a promené dans son dos une étiquette de loser. Une sorte de Poulidor du swing. Deuxième du British Open en 2011, deuxième de l'US Open en 2015, il avait aussi été le héros malheureux de l'USPGA 2010. Alors que la victoire lui était promise, il fut sévèrement disqualifié sur le dernier trou pour avoir mal interprété une règle locale. A l'instar d'autres grands champions comme Colin Montgomerie, Sergio Garcia ou Lee Westwood, il semblait condamné aux places d'honneur dans les tournois du Grand Chelem et à un rôle d'éternel second. L'histoire changea l'année dernière, lors de l'US Open qui se disputait sur le diabolique parcours d'Oakmont. Guidé par une " positive attitude ", Dustin Johnson offrit un récital de coups gagnants et s'offrit son premier Major sans trembler. Un vrai déclic. Depuis, le géant de Columbus dicte sa loi du haut de son mètre nonante-trois. Rien ne lui résiste. A son drive monumental, il ajoute un improbable registre technique. Et même son putting, si fragile autrefois, est devenu d'une régularité horlogère. Sa récente victoire à Los Angeles, où il survola les débats, en est la plus belle preuve. Les bookmakers sont, en tout cas, sous le charme du nouveau number one déjà élevé parmi les grands favoris du prochain Masters d'Augusta. Lorsque Dustin Johnson avait, en 2014, pris six mois de " congé sans solde " pour de mystérieuses raisons personnelles, les plus folles rumeurs avaient couru dans les coulisses du PGA Tour. Certains évoquèrent son addiction à l'alcool, d'autres un contrôle positif à la cocaïne. Une chose est sûre : lorsqu'il revint sur le circuit, le champion de Caroline du Sud était métamorphosé. Bien dans son corps et bien dans son swing ! Et l'Amérique l'adore. Pour ses qualités golfiques, bien sûr. Sur un parcours, c'est l'un des joueurs les plus spectaculaires et offensifs. Ne comptez pas sur lui pour spéculer ou jouer " petit bras ". Ce n'est pas le genre de la maison ! Mais D.J. est aussi apprécié pour son charisme naturel. Avec Paulina Gretzky - la fille du légendaire champion de hockey sur glace - il forme l'un des couples les plus glamours et people des Etats-Unis. A l'heure où Tiger Woods semble tout près de la retraite, la nouvelle star du swing mondial a d'incontestables atouts pour lui succéder ! MIGUEL TASSO