Donald Trump ne fait que respecter sa promesse de campagne : l'Amérique d'abord ! Et le retour du protectionnisme américain au détriment du commerce mondial. Pendant cette même campagne, il avait promis de s'en prendre à " l'agression économique de Chine et ses pratiques illégales ". Après une première salve début mars avec des nouvelles taxes douanières sur les import...

Donald Trump ne fait que respecter sa promesse de campagne : l'Amérique d'abord ! Et le retour du protectionnisme américain au détriment du commerce mondial. Pendant cette même campagne, il avait promis de s'en prendre à " l'agression économique de Chine et ses pratiques illégales ". Après une première salve début mars avec des nouvelles taxes douanières sur les importations d'acier et d'aluminium, Donald Trump vient de frapper très fort dans l'espoir de rétablir la balance commerciale entre les deux pays, largement en défaveur des Américains (375 milliards de dollars). Il a signé un mémorandum annonçant pour près de 60 milliards de dollars de nouvelles taxes douanières sur les importations chinoises. La liste des produits visés sera communiquée dans une semaine. On parle de 1.300 lignes de produits dans le textile, la chaussure, l'électronique, etc. La Chine ne s'est évidemment contentée d'encaisser les coups. Pékin a annoncé vouloir déposer une plainte à l'OMC et a établi sa propre liste de 128 produits américains qui pourraient faire l'objet de taxes douanières supplémentaires pour un montant de 3 milliards de dollars. On y trouve le porc, l'aluminium recyclé, les fruits frais, le vin, etc. Les Bourses n'apprécient pas du tout ce début de guerre commerciale : fin de la semaine dernière, tant l'indice Nikkei que le Stoxx 600 étaient en forte baisse. Ce sont les valeurs bancaires, minières et des secteurs de l'automobile et des assurances qui souffraient le plus. Cette guerre commerciale inquiète car elle pourrait être synonyme de pertes d'emploi et de hausses de prix avec une relance de l'inflation et un impact sur la croissance mondiale. Ceci dit, la réponse plutôt modérée de la Chine (elle n'a pas touché aux immenses exportations de soja des Etats-Unis, par exemple) tend à démontrer qu'elle cherche avant tout à négocier.