Ces derniers mois, le parcours de Dominique Leroy a joué aux montagnes russes. La CEO de Proximus pensait débuter une carrière internationale prestigieuse à la tête de l'opérateur néerlandais KPN. Tous les documents étaient prêts, le champagne était au frais... Le 28 octobre prochain, l'assemblée générale de l'entreprise devait entériner sa nomination. Mais KPN a brutalement décidé ...

Ces derniers mois, le parcours de Dominique Leroy a joué aux montagnes russes. La CEO de Proximus pensait débuter une carrière internationale prestigieuse à la tête de l'opérateur néerlandais KPN. Tous les documents étaient prêts, le champagne était au frais... Le 28 octobre prochain, l'assemblée générale de l'entreprise devait entériner sa nomination. Mais KPN a brutalement décidé de couper les ponts avec sa future dirigeante. L'entreprise n'a pas traîné à nommer en interne un nouveau patron ad interim, en la personne de Joost Farwerck. Cette volte-face s'explique par les enquêtes en cours autour de Dominique Leroy. Des soupçons de délit d'initié ont déclenché une procédure administrative menée par la FSMA, le gendarme du secteur financier, et une procédure judiciaire menée par le parquet. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour KPN ? Des perquisitions menées au domicile et au bureau de Dominique Leroy. Ces événements jettent le discrédit sur l'ancienne patronne de Proximus. Une situation inacceptable pour KPN, d'autant plus qu'il est impossible d'évaluer le temps que prendront les enquêtes pour être bouclées. Cotée en Bourse, observée par les marchés, KPN ne peut se permettre le luxe d'une période d'incertitude de plusieurs mois, de surcroît au moment crucial où la société change de CEO. Par ailleurs, une éventuelle mise en cause de la responsabilité de Dominique Leroy ferait inévitablement tache pour KPN, dans un contexte où la probité des dirigeants d'entreprise est particulièrement scrutée. L'ex-CEO trébuche sur un obstacle parfaitement évitable. Mener des discussions pour rejoindre KPN et, en parallèle, vendre un paquet d'actions Proximus, c'était prendre un risque. Un risque très mal calculé par Dominique Leroy ou ses conseillers juridiques.