Mis sur pied par l'ASBL Bruxelles Laïque au Théâtre National, le Festival des Libertés est devenu une grosse affaire. Non seulement par les noms qu'il attire (cette année : dEUS, Hubert-Félix Thiéfaine, Kate Tempest, Les Négresses vertes, Abd al Malik) mais aussi par ...

Mis sur pied par l'ASBL Bruxelles Laïque au Théâtre National, le Festival des Libertés est devenu une grosse affaire. Non seulement par les noms qu'il attire (cette année : dEUS, Hubert-Félix Thiéfaine, Kate Tempest, Les Négresses vertes, Abd al Malik) mais aussi par sa diversité affirmée. Soit une quinzaine de débats sur des thèmes tels qu' Un monde sans peine, inévitable chaos ? ou L'Internationale féministe sera-t-elle le genre humain ? Ajoutez à cela une bouffée de théâtre avec trois propositions, dont Codebreakers, inspirée de l'histoire extraordinaire du Britannique Alan Turing qui brisa le code nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Et des expos, dont même ce qui s'annonce être une conférence-fiction de 120 minutes sous forme d'un procès d'assises, événement proche de l'actualité puisqu'il interroge le maintien de l'ordre organisé par les Etats. Enfin, l'un des volets récurrents des " Libertés " reste la compétition internationale de documentaires, à laquelle une vingtaine de productions belges participent. Parmi les productions étranères, citons Laila at the Bridge, un docu canadien qui suit Laila Haidari, une Afghane qui a fondé, à Kaboul, un centre pour héroïnomanes, nombreux dans ce pays ravagé par la corruption et l'opium.