Interrogé par Bart Somers, ministre des Affaires intérieures flamandes, le Comité consultatif de bioéthique a donné son feu vert à la "résomation" comme alternative à l'inhumation ou la crémation. Egalement appelée "...

Interrogé par Bart Somers, ministre des Affaires intérieures flamandes, le Comité consultatif de bioéthique a donné son feu vert à la "résomation" comme alternative à l'inhumation ou la crémation. Egalement appelée "aquamation", cette technique est en réalité une hydrolyse alcaline. Le corps est en effet placé dans une cuve en acier sous pression remplie d'une solution d'eau et d'hydroxyde de potassium et/ou de sodium et chauffée à 100°C ou 150°C. Les composants organiques du corps se dissolvent. Il ne reste que les os et des éléments métalliques, telles les prothèses, qui peuvent être retirés par magnétisation. Les os devenus poreux peuvent être broyés en poudre et remis aux proches qui le souhaitent. Le liquide résiduel peut, après passage dans une station d'épuration, aboutir dans les eaux de surface. Le feu reste en revanche rouge pour l' "humusation" en conditions naturelles, technique qui consiste à placer le corps du défunt dans un tas de compost composé de matériaux riches en carbone tels que des copeaux de bois, de la sciure, des feuilles et du lignite.