Au départ, il s'agissait d'imaginer un statut pour les revenus issus des prestations effectuées via les plateformes collaboratives. Puis, on y ajouté les indemnités versées aux moniteurs sportifs et d'autres " petits émoluments ". Ces revenus dits " complémentaires " sont exonérés de taxes à concurrence de 6.000 ...

Au départ, il s'agissait d'imaginer un statut pour les revenus issus des prestations effectuées via les plateformes collaboratives. Puis, on y ajouté les indemnités versées aux moniteurs sportifs et d'autres " petits émoluments ". Ces revenus dits " complémentaires " sont exonérés de taxes à concurrence de 6.000 euros par an. L'an dernier, quelque 15.000 citoyens ont bénéficié de ce système et ont ainsi gagné ensemble 30,5 millions d'euros, exonérés d'impôts. Ce système a été décrié car il risquait de réduire les recettes de la sécurité sociale et d'attiser une concurrence avec les autres prestataires de services. La ministre des Affaires sociales Maggie De Block (Open Vld) le défend car il permet de " régulariser " des petits travaux qui étaient de toute façon effectués mais n'étaient pas déclarés. Elle y ajoute une dimension sociale : " Des petits bricolages pour le voisin ou pour des associations sont d'une grande importance pour la société, dit-elle. Ils mettent les gens en contact et renforcent le tissu social. " Les trois activités les plus fréquentes pour les services " de citoyen à citoyen " sont les cours de sport (23%), l'aide aux personnes (19%) et les petits travaux d'entretien (15,5%). Via les associations, c'est à nouveau le sport qui arrive en tête (58% des dossiers) loin devant l'aide à la gestion administrative et l'organisation d'activités (8,5%). " Le secteur du sport attendait depuis des années un système de rémunération simplifié, explique Maggie De Block. Cela explique le succès du nouveau statut auprès des clubs sportifs. "