C'est un clou supplémentaire dans le cercueil du projet Thunder Power sur l'ancien site de Caterpillar à Gosselies. Plus personne ne croit encore vraiment en l'arrivée du constructeur automobile chinois. Par contre, l'alternative, à savoir la construction du quatrième Legoland européen sur le site, prend, elle, de l'épaisseur. Merl...

C'est un clou supplémentaire dans le cercueil du projet Thunder Power sur l'ancien site de Caterpillar à Gosselies. Plus personne ne croit encore vraiment en l'arrivée du constructeur automobile chinois. Par contre, l'alternative, à savoir la construction du quatrième Legoland européen sur le site, prend, elle, de l'épaisseur. Merlin Entertainments vient en effet de donner sa priorité à Charleroi dans le cadre de sa volonté d'expansion en Europe. Pour rappel, Merlin Entertainments est, derrière Disney, le deuxième acteur mondial du secteur de l'amusement, avec 67 millions de visiteurs par an, 130 parcs d'attractions et 4.500 chambres d'hôtel. Le groupe possède notamment les musées de cire Madame Tussauds, les parcs aquatiques Sea Life et les huit Legoland installés à travers le monde. Un neuvième va ouvrir incessamment dans la vallée de l'Hudson, à 96 km de New York. Le projet carolo comporte un parc à thème et une offre hôtelière sur les deux tiers du site de Caterpillar (70 ha). Le reste serait considéré comme une zone verte ou d'extension éventuelle. Le site devrait créer 800 emplois directs la première année et 640 indirects. L'investissement se monterait à 300 millions d'euros en plus du prix d'achat du site évalué à 30 millions. Une étude de faisabilité, positive sur les plans technique et financier, parle d'un potentiel d'1,3 à 1,7 million de visiteurs annuels au début. Merlin, outre les possibilités du site, apprécie l'accessibilité de Gosselies et sa situation au centre d'une zone de chalandise très importante pour Lego, très présent aux Pays-Bas et dans le nord de la France. La décision définitive sera prise après la pandémie.