En France, des bureaux de tabac vendront bientôt des bitcoins. La Confédération nationale des buralistes vient de signer un partenariat avec la start-up KeplerK, qui propose une solution d'achat de cryptomonnaies via smartphone. Avec son paquet de cigarettes, ses jeux à gratter et son magazine préféré, le client pourra donc...

En France, des bureaux de tabac vendront bientôt des bitcoins. La Confédération nationale des buralistes vient de signer un partenariat avec la start-up KeplerK, qui propose une solution d'achat de cryptomonnaies via smartphone. Avec son paquet de cigarettes, ses jeux à gratter et son magazine préféré, le client pourra donc se procurer des bitcoins pour un montant fixe de 50, 100 ou 250 euros. Plus de 3.000 buralistes disposent du matériel permettant de réaliser ces transactions. Ils pourront proposer la vente de " crypto-actifs " dès le 1er janvier prochain. D'après le magazine Capital, la société KeplerK se réserve une commission de 7 % sur les transactions, dont une partie sera reversée aux buralistes. Cette annonce a fait réagir la Banque de France et les régulateurs du secteur financier, qui ont mis en garde les consommateurs sur la volatilité extrême et la sécurité défaillante des placements en cryptomonnaies. Selon les régulateurs, la société KeplerK, " qui ne dispose d'aucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère, n'est pas de nature à fournir une quelconque garantie à la clientèle ". Ce n'est pas la première fois que les buralistes français innovent : plus de 4.000 bureaux de tabac proposent déjà l'ouverture d'un compte bancaire en ligne, avec l'application Compte-Nickel (rachetée par BNP Paribas en 2017). D'après Prodipresse, l'organisation professionnelle des libraires indépendants francophones en Belgique, aucun projet de ce type n'est à l'ordre du jour chez nous : " Les buralistes français sont plus avancés dans la digitalisation ", confesse son porte-parole.