C'est un peu comme avec les icebergs : en matière de plastiques, 90 % des polluants, essentiellement des plastiques d'emballage, se trouvent sous l'eau, explique Frederik Van Overloop, ingénieur de projet auprès de Vlaamse Waterweg, institution en charge de la gestion de...

C'est un peu comme avec les icebergs : en matière de plastiques, 90 % des polluants, essentiellement des plastiques d'emballage, se trouvent sous l'eau, explique Frederik Van Overloop, ingénieur de projet auprès de Vlaamse Waterweg, institution en charge de la gestion des voies navigables de Flandre. Pour empêcher ces derniers de gagner la mer et dès lors, de polluer les océans, Vlaamse Waterweg souhaite installer en divers points de l'Escaut des pièges à plastique et compte pour cela sur l'apport du secteur privé. Un appel d'offres sera prochainement lancé. Un appel ouvert qui fait la part belle à la créativité. Les entreprises disposeront de six mois pour concevoir des installations qui seront ensuite testées in situ durant une année entière. Six pièges à plastiques devraient ainsi être installés dès le printemps 2019 dans des zones soumises à marée et deux autres dans les eaux plus calmes de canaux. En tant qu'institution publique, déplore Frederik Van Overloop, nous n'avons pas les moyens pour effectuer les investissements nécessaires et demandons dès lors aux entreprises de mener elles-mêmes la recherche et le développement de leurs installations. C'est une opération win-win, commente-t-il. Le projet ne nous coûte rien et s'il devient réalité, les entreprises disposent d'une carte de visite qu'elles peuvent valoriser à l'étranger.