Voilà un nouveau caillou dans les chaussures du patron du groupe pharmaceutique liégeois Mithra, François Fornieri. Déjà cité dans un dossier judiciaire lié aux rémunérations versées à Stéphane Moreau et d'autres membres du management de Nethys, le patron du groupe pharmaceutique liégeois Mithra est suspecté de s'être rendu coupable d'un délit d'initié.
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Voilà un nouveau caillou dans les chaussures du patron du groupe pharmaceutique liégeois Mithra, François Fornieri. Déjà cité dans un dossier judiciaire lié aux rémunérations versées à Stéphane Moreau et d'autres membres du management de Nethys, le patron du groupe pharmaceutique liégeois Mithra est suspecté de s'être rendu coupable d'un délit d'initié. Voici quelques jours, nos confrères du Vif et de Sudpresse ont révélé que la justice liégeoise s'intéressait de près à un virement de 800.000 euros effectué fin 2018 par François Fornieri à Samuel Di Giovanni, le patron de Protection Unit, une société de sécurité liégeoise. Ce virement correspondrait à une prise de participation de Fornieri dans Protection Unit. Mais il a éveillé l'attention des banques concernées qui ont averti la CTIF, la cellule antiblanchiment. Car, parallèlement au versement, Samuel Di Giovanni a acheté, en décembre 2018, 40.000 actions Mithra, soit un investissement d'environ 800.000 euros... A ce moment, en effet, le titre Mithra victime d'un accès de faiblesse lié au retard d'un agrément sur le marché américain, se négociait aux alentours de 20 euros, voire un peu moins. Or, un mois plus tard, l'action, qui avait entre-temps bénéficié de l'annonce du développement d'un nouveau produit, évoluait entre 25 et 29 euros. Après plusieurs mois, le comité de direction de la FSMA, le gendarme des marchés, a trouvé qu'il y avait suffisamment d'éléments pour charger un auditeur d'ouvrir une enquête pour délit d'initié. Un dossier ouvert en septembre dernier à l'encontre de François Fornieri et Samuel Di Giovanni. La FSMA se refuse à donner plus de détails, ni à avancer une estimation sur la date de clôture de l'enquête. Face à ces informations, François Fornieri a réagi. " Je réfute vivement avoir commis une infraction et avoir donné la moindre information privilégiée à une personne externe à Mithra, a-t-il communiqué. Je regrette profondément l'impact certain que ces sorties médiatiques, qui violent le secret de l'instruction, ont sur une société cotée en Bourse en plein développement comme Mithra. Je me tiens évidemment à disposition des autorités compétentes et répondrai en toute transparence à leurs demandes éventuelles. Laissons-les faire leur travail d'enquête en toute sérénité. "Il ajoute à nos confrères de L'Echo : " Aller imaginer que ces investissements ont été faits pour que je puisse acheter en sous-main, via un homme de paille, des actions Mithra à mon bénéfice, pour soi-disant faire gonfler le cours de Bourse, c'est délirant. Vous savez, j'ai à peu près 13 millions d'actions Mithra. Vous croyez vraiment que je vais faire ce genre de montage pour quelque 40.000 actions supplémentaires ? "