On pensait la firme au plus bas après le licenciement, en 2016, de plus de 300 personnes et la fermeture de sa division contenus. Pourtant, GoPro, spécialiste des caméras sportives, n'en finit plus de tomber. L'ex-gloire techno du Nasdaq a vu son cours de Bourse baisser de 90 % e...

On pensait la firme au plus bas après le licenciement, en 2016, de plus de 300 personnes et la fermeture de sa division contenus. Pourtant, GoPro, spécialiste des caméras sportives, n'en finit plus de tomber. L'ex-gloire techno du Nasdaq a vu son cours de Bourse baisser de 90 % et son action ne vaut aujourd'hui plus que 8,5 dollars (après avoir touché les 65 dollars). Une solide descente aux enfers qui se matérialise encore par des suppressions d'emplois : 270 personnes supplémentaires quitteront l'entreprise. Ce désaveu boursier s'explique, bien sûr, par des résultats financiers plus que décevants : baisse de 39 % de ses revenus en 2016 et perte de 419 millions de dollars. GoPro fait face à plusieurs grosses difficultés. D'abord, elle subit de plein fouet la concurrence des action-cams venues d'Asie. Car, après avoir ouvert et popularisé la catégorie, la firme américaine a vu des tas d'autres fabricants arriver sur ce segment en pleine croissance. Or, si GoPro est parvenue à séduire les sportifs, son public premier, elle n'a pas réussi à convaincre le grand public, visiblement satisfait de la caméra sur smartphone, d'adopter ses caméras sportives. D'ailleurs le marché du caméscope ne cesse de décliner. Enfin, GoPro n'a pas non plus trouvé de sources de revenus récurrents une fois la caméra vendue. Et sa tentative de diversification dans les drones se solde par un cuisant échec. C.C.