Tous les garçons de restaurant le savent : plus le repas et le service sont de qualité, plus le client aura tendance à se montrer généreux. L'ennui est qu'il paie de plus en plus souvent par carte et ignor...

Tous les garçons de restaurant le savent : plus le repas et le service sont de qualité, plus le client aura tendance à se montrer généreux. L'ennui est qu'il paie de plus en plus souvent par carte et ignore généralement qu'environ la moitié des extras qu'il accorde de cette manière aboutissent en réalité dans les caisses de l'Etat via le précompte professionnel et les cotisations sociales ou patronales. " Quand un garçon reçoit 2 euros, il ne lui en reste en principe que la moitié, déplore Matthias De Caluwe. Ayant été effectués de façon électronique, ces versements sont en effet comptabilisés comme rémunération supplémentaire de sorte que l'employeur ne peut pas les verser intégralement au travailleur ", précise le patron de Horeca Vlaanderen. Celui-ci qui demande donc l'exonération fiscale et sociale des pourboires reçus par respect de la volonté du client, mais aussi dans un souci de simplification administrative. Trop d'entreprises, explique-t-il, ne savent pas comment traiter les pourboires payés par carte.