Le samedi de Pâques, le conseil des ministres restreint (kern) s'est réuni avec les présidents ou représentants des 10 partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement de Sophie Wilmès. Cette réunion virtuelle devenue hebdomadaire a permis d'adopter une douzaine d'arrêtés royaux simples ou de pouvoirs spéciaux destinés à combattre les effets de la pandémie d...

Le samedi de Pâques, le conseil des ministres restreint (kern) s'est réuni avec les présidents ou représentants des 10 partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement de Sophie Wilmès. Cette réunion virtuelle devenue hebdomadaire a permis d'adopter une douzaine d'arrêtés royaux simples ou de pouvoirs spéciaux destinés à combattre les effets de la pandémie du Covid-19. Sur le plan de la santé, il fut notamment question du cadre législatif permettant, en dernier recours, la réquisition de personnel de santé afin de préserver ou d'augmenter la capacité existante, notamment dans les maisons de repos. Sur le plan socioéconomique, le kern élargi a pris un certain nombre de mesures très attendues. Comme la mise en place d'un moratoire temporaire sur les faillites d'entreprises, la défiscalisation des heures supplémentaires volontaires (jusqu'à 220 heures) dans les secteurs critiques jusqu'au 30 juin, le gel de la dégressivité des allocations de chômage, la neutralisation des heures prestées par un étudiant au second semestre afin de permettre de renforcer des secteurs critiques sans dépasser le quota autorisé, l'accès conditionné des demandeurs d'asile au marché du travail pour, entre autres, pallier le manque de travailleurs saisonniers, la possibilité pour les personnes au chômage temporaire de travailler momentanément dans les secteurs forestier et de l'horticulture sans perte de revenus et de manière flexible, un assouplissement des règles afin de faciliter le " prêt " d'employés d'autres entreprises à des employeurs des secteurs critiques. Enfin, du côté des indépendants, le kern élargi a confirmé le droit-passerelle pour les " complémentaires ". Il a aussi garanti l'octroi d'une garantie d'Etat à hauteur de 50 milliards pour certains crédits contractés par les indépendants, les personnes morales du secteur non lucratif et les entreprises non financières.