Dans la Sélection d'obligations de l'Initié, nous mentionnons systématiquement - du moins quand c'est possible - une note. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, cette combinaison de lettres et de chiffres n'exprime pas un jugement de valeur sur l'obligation proprement dite. Elle renseigne en réalité sur la santé financière de l'entreprise ou de l'institution qui émet l'obligation. En ce sens, la note (ou rating) est significative du risque auquel s'expose un investisseur s'il achète le titre de l'émetteur concerné. Beaucoup n'y prêtent guère attention. C'est une erreur. Voyons ce qui se cache derrière ces notes, de AAA à D.
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Dans la Sélection d'obligations de l'Initié, nous mentionnons systématiquement - du moins quand c'est possible - une note. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, cette combinaison de lettres et de chiffres n'exprime pas un jugement de valeur sur l'obligation proprement dite. Elle renseigne en réalité sur la santé financière de l'entreprise ou de l'institution qui émet l'obligation. En ce sens, la note (ou rating) est significative du risque auquel s'expose un investisseur s'il achète le titre de l'émetteur concerné. Beaucoup n'y prêtent guère attention. C'est une erreur. Voyons ce qui se cache derrière ces notes, de AAA à D. L'obligation a la réputation d'être un investissement sûr. De manière générale, c'est vrai. Mais toutes les obligations ne sont pas aussi dénuées de risque. Demandez ce qu'ils en pensent aux détenteurs d'obligations Air Berlin ou Air Italia. Ces deux débiteurs sont tombés en faillite. Il y a donc un risque réel que ces investisseurs aient perdu tout ou partie de leur mise. Quand vous achetez des obligations, il est donc important de contrôler dans quelle mesure l'émetteur pourra honorer ses obligations. En premier lieu, il s'agira pour lui de verser périodiquement le coupon promis. À l'échéance, l'investisseur s'attend (à raison) à récupérer son capital. Il est donc très important d'évaluer le risque des produits d'investissement. Mais ce n'est pas donné à tout le monde. Tous les investisseurs n'ont pas le temps ou les connaissances nécessaires pour soumettre chaque obligation à une analyse approfondie. Pas de panique, des entreprises spécialisées le font pour eux, sous la forme de notes. Les plus connues sont Moody's, Standard & Poor's et Fitch. Pour simplifier, les agences de notation analysent la solvabilité des entreprises, institutions ou États qui proposent des obligations. Elles évaluent dans quelle mesure un investisseur peut être certain de récupérer sa mise, éventuellement majorée d'intérêts. La note la plus élevée est AAA ou Triple A. Une agence de notation qui attribue pareille note à une entreprise ou à un État confirme qu'elle est presque sûre à 100 % que le débiteur respectera toutes ses obligations. De l'autre côté du spectre des risques, on trouve des entreprises ou institutions presque en faillite. Leurs obligations " de pacotille " sont assorties d'une note D. Bien que les trois grandes agences de notation précitées expriment le profil de risque d'une entreprise de manière similaire, on peut noter quelques nuances importantes. Dans le tableau qui suit, vous trouverez la liste complète des notes, de la qualité supérieure aux gros risques en passant par l'acceptable. Le calcul de ces notes est confié à des spécialistes. Nous estimons donc qu'on peut avoir une grande confiance dans ces institutions. Mais ces notes sont attribuées par des êtres humains. Or l'erreur est humaine, par définition. Il est donc toujours recommandé de conserver un esprit critique. D'autant qu'il n'y a pas que le facteur humain. Nous vivons dans un monde où les cycles se raccourcissent. Ainsi une entreprise au-dessus de tout soupçon aujourd'hui peut-elle se retrouver subitement en pleine tempête. Par exemple si elle n'a pas réagi suffisamment vite à des conditions de marché en évolution rapide. Pour résumer : les notes ne sont pas éternelles. Il est donc conseillé de contrôler régulièrement la note des débiteurs dont vous détenez des titres. Rares sont aujourd'hui les débiteurs de qualité supérieure à proposer un rendement suffisant pour compenser la baisse du pouvoir d'achat (inflation). Nous nous étions penchés sur la question la semaine dernière. C'est pourquoi les investisseurs ont intérêt à diversifier leur patrimoine plus largement que ces dernières années. Une diversification qui concernera tant les monnaies dans lesquelles ils investissent que les émetteurs qu'ils choisissent. Si nous voulons préserver notre pouvoir d'achat, voire empocher quelque rendement, nous devons élargir notre regard au-delà des débiteurs AAA. Les audacieux trouveront parfois d'excellentes affaires parmi les obligations de " bonne qualité " et/ou de " qualité acceptable ". Ces émissions offrent presque toujours un rendement supérieur aux obligations des meilleurs débiteurs. Nous les dépistons chaque semaine pour vous et les regroupons dans la Sélection d'obligations de l'Initié. Les investisseurs conscients des risques mais ouverts d'esprit peuvent même aller un peu plus loin, parmi les obligations notées B, par exemple.