L'adage " the winner takes it all " s'applique à de nombreux secteurs économiques. Mais il sied particulièrement au secteur technologique. Ces dernières années, plusieurs entreprises ont en effet su tirer pleinement profit de la numérisation profonde de l'économie et de la percée complète du cloud computing. Nous avons déjà consacré une analyse approfondie aux actions FAANG : Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google (cotée en Bourse sous le nom Alphabet Holding).
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L'adage " the winner takes it all " s'applique à de nombreux secteurs économiques. Mais il sied particulièrement au secteur technologique. Ces dernières années, plusieurs entreprises ont en effet su tirer pleinement profit de la numérisation profonde de l'économie et de la percée complète du cloud computing. Nous avons déjà consacré une analyse approfondie aux actions FAANG : Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google (cotée en Bourse sous le nom Alphabet Holding). Quant aux entreprises technologiques dites " traditionnelles ", elles s'en sortent à moins bon compte. Le modèle de vente doit faire place à un modèle de location. Car là où il y a des gagnants, il y a aussi des perdants. Ainsi IBM, qui a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires durant cinq années consécutives, est-elle de plus en plus clairement le symbole d'une gloire passée. L'entreprise peine à s'adapter aux évolutions du secteur. Les nouveaux venus aussi sont affectés par les géants. Observons l'évolution du cours de Snap Inc, l'entreprise connue parmi les jeunes pour son application populaire, Snapchat. Lors de son introduction en Bourse au printemps, les observateurs anticipaient une ruée sur l'action, mais depuis lors, le cours a été amputé de moitié en conséquence de la publication de résultats trimestriels décevants. Facebook s'adjuge une grosse part du gâteau publicitaire, et propose du reste, par le biais de sa filiale Instagram, nombre des fonctionnalités qui ont rendu Snapchat populaire. Ces success-stories n'ont évidemment pas échappé aux observateurs de Wall Street. Ces derniers mois, à peine l'investisseur avait-il tourné le dos qu'il voyait lui passer sous le nez un milliard supplémentaire de capitalisation. Sur cette seule année, la capitalisation des actions FAANG a gonflé de 570 milliards de dollars, portant les cinq étoiles géantes réunies à plus de 2300 milliards de capitalisation boursière. Apple (lire également en page 2) dépasse à lui seul les 800 milliards de dollars, et il ne lui faudra que quelques mois, à en croire nombre d'analystes, pour passer le cap des 1000 milliards. De mémoire boursière, c'est une première. Amazon et Facebook avaient déjà laissé les 500 milliards derrière eux avant que s'envenime la joute verbale entre les États-Unis et la Corée du Nord. La certitude des marchés quant à l'évolution positive de ces actions est cependant affligeante. Comme si les actions FAANG n'étaient pas soumises aux lois de la pesanteur. Les turbulences " nucléaires " récentes constituaient un avertissement à cet égard. Les prochaines semaines ramèneront les doux rêveurs à la réalité. Il est temps de cueillir les fruits de vos investissements dans le secteur techno. Actez vos bénéfices sur ces géants. De meilleures opportunités se présenteront. Les actions FAANG aussi sont soumises aux lois de la pesanteur.