Jusqu'au 21 mai, l'exceptionnel dessinateur Guido Crepax est exposé à la galerie bruxelloise Champaka. Un événement puisque ce créateur (1933-2003) est, avec Hugo Pratt, l'un des plus brillants représentants de la BD italienne. Avec une spécificité dans le trait: un intérêt nettement marqué pour le corps féminin et l'érotisme. Mais pas seulement. Sa p...

Jusqu'au 21 mai, l'exceptionnel dessinateur Guido Crepax est exposé à la galerie bruxelloise Champaka. Un événement puisque ce créateur (1933-2003) est, avec Hugo Pratt, l'un des plus brillants représentants de la BD italienne. Avec une spécificité dans le trait: un intérêt nettement marqué pour le corps féminin et l'érotisme. Mais pas seulement. Sa principale héroïne, Valentina, créée au mitan des années 1690, amène, outre un physique troublant, une narration qui combine des éléments psychédéliques et un profond sens de la rêverie. Dargaud rééditant actuellement les deux premiers volumes de Valentina, la galerie bruxelloise spécialisée en BD, propose rien moins que 30 planches originales de Crepax. Son jeu noir et blanc plonge avec délice dans l'art des noirs profonds. Où l'irruption du blanc dessine les contours du désir. En plus des oeuvres originales de l'artiste milanais, Champaka propose aussi la vision "crepaxienne" de 14 dessinateurs et illustrateurs tels que Loustal, Avril, Cosey ou Blutch, dans un hommage à Valentina. Toujours dans la même galerie, c'est le Belge Benoît Sokal (1954-2021) qui installe ses dessins à partir de la fin du mois de mai. Formé à Saint-Luc (Bruxelles), celui qui fut aussi son propre scénariste fait parler de lui dès 1978 avec L'inspecteur Canardo, les aventures d'un canard limier et mélancolique. Autre atmosphère avec l'actuelle proposition de Champaka, suite à la parution du tome 2 d' Aquarica, album posthume où Sokal crée avec François Schuiten un univers d'aventures maritimes faites d'un drôle d'insubmersible, d'une baleine géante et de chasseurs d'océan.